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vendredi 22 octobre 2010

Un père

En l'honneur de la fête des pères qui vient de s'écouler cette fin de semaine, j'ai trouvé, à force de recherche, une merveilleuse chanson intitulée Un père de Chimène Badi. L'écoute en vaut largement la peine, car la voix de la jeune femme est une berceuse cristalline pour les oreilles. Les paroles, quant à elles, sont bouleversantes et vous n'avez qu'à faire le constat par vous-mêmes puisque c'est cette chanson que je veux vous faire découvrir. Pour ma part, je la dédie à mon tendre père que j'aimerais indéfiniment et dont je ne cesserai jamais d'être fière.



Un père



Un père c'est un premier voyage
Dans le noir et sans âge
Qui nous lit à la mère

Un père c'est un premier amour
Avant de voir le jour
Dans un ventre où l'on tambour
Où ses mains nous entourent
Un père c'est une frontière qui sert
Un père c'est une barrière qui aide
Il nous offre les premiers pas
D'une vie de combat
Il nous venge chaque fois
Il nous rassure tout bas

Un père c'est une première colère
Jaloux au bout des lèvres
Mais qui borde nos rêves

Un père c'est un premier bonheur
Une alliance autour du coeur
Qui dit oui à l'âme soeur
Creusant nos jours de pleure

Un père c'est les heures qui espèrent
Un futur fait d'hier
Il nous confit une vie entière
De printemps et d'hiver
D'un baiser on le rassure
Un peu comme une mère

Un père c'est le dernier repère
Dans les bras de la terre
Une étoile qui éclaire nos envis

Un père....



Interprétée par Chimène Badi



jeudi 21 octobre 2010

Les poèmes d'Anne Hébert

Tout récemment, j'ai découvert la plume lyrique d'Anne Hébert, par l'entremise du roman Les chambres de bois ( mon avis disponible très bientôt ). C'est une auteure québécoise avec laquelle je vais me familiariser peu à peu, notamment avec bon nombre de ses oeuvres endormis sur mes étagères. Or, je suis déjà tombée sous le charme de son écriture qui arbore naturellement toutes les émotions humaines dans leur plus vaste profondeur. Ainsi, c'est pourquoi je veux vous faire apprécier quelques unes des proses de cette gente dame qui a composé moult poèmes.



Au palais de l'enfant sauvage


Au palais de l'enfant sauvage
Jaillirent des larmes de sel
Leur éclat fut tel
Que les gardes qui veillent
Aux marches du palais
Furent terrassés sans retour
Dans un éblouissement de lune et de cristal
Insoutenable et sans objet apparent.

 
( Anne Hébert, Poèmes pour la main gauche,
Les Éditions du Boréal, 1997. )



De toutes petites peines


 De toutes petites peines
Quotidiennes
Posées sur le pré à midi

Larmes d'enfants
Mises à sécher sur l'herbe verte

Fondent au soleil
Montent au ciel
Si légères et transparentes

Se mêlent aux nuages
Ne laissent dans l'air pur
Nulle trace ni plainte visible.

 
( Anne Hébert, Le jour n'a d'égal que la nuit, 1992, p. 70 )



Neige


La neige nous met en rêve
Sur de vastes plaines,
Sans traces ni couleur.

Veille mon cœur,
La neige nous met en selle
Sur des coursiers d’écume.

Sonne l’enfance couronnée,
La neige nous sacre en haute-mer,
Plein songe,
Toute voile dehors.

La neige nous met en magie.
Blancheur étale.
Plumes gonflées
Où perce l’œil de cet oiseau.

Mon cœur ;
Trait de feu sous des palmes de gel
Fille de sang qui m’émerveille.

 
( Anne Hébert, Mystère de la parole, 1960 )  

Une mère

Oui, je sais, la fête des mères se déroulait dimanche dernier... Mais avec la célébration de cette fête, les examens, les études, je n'ai pas eu l'idée immédiate de publier un écrit rendant hommage aux mères. Cela m'est venue seulement aujourd'hui et comme je suis d'avis qu'il n'y a pas qu'un jour pour honorer nos mères, j'ai pris l'iniative de vous poster un texte, ou plutôt une chanson particulièrement émouvante de Lynda Lemay, Une mère. Ce sont de délicates paroles qui vouent, tout en douceur, une ovation aux mères. Et puisque ma maman apprécie tout comme moi cette chanson, je la lui dédie pour ce qu'elle est et pour la remercier de sa bienvaillante présence auprès de nous. Mon amour pour elle n'a d'égal que l'infinie : je l'aimais, je l'aime et je l'aimerais aussi longtemps que l'absolu sera l'immensité incarnée.



Une mère



Une mère
Ca travaille à temps plein
Ca dort un œil ouvert
C’est d’garde comme un chien
Ca court au moindre petit bruit... Afficher davantage
Ca s’lève au petit jour
Ca fait des petites nuits.
C’est vrai
Ca crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse
Au prix de sa beauté.

Une mère
Ca fait ce que ça peut
Ca ne peut pas tout faire
Mais ça fait de son mieux.

Une mère
Ca calme des chamailles
Ca peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille.

Une mère
C’est plus comme les autres filles
Ca oublie d’être fière
Ca vit pour sa famille

Une mère
Ca s’confie nos bercails
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles

Une mère
C’est là qu’ça nous protège
Avec les yeux pleins d’eau
Les cheveux pleins de neige

Une mère
A un moment, ça s’courbe,
Ca grince quand ça s’penche
Ca n’en peut plus d’être lourde
Ca tombe, ça se brise une hanche
Puis rapidement, ça sombre
C’est son dernier dimanche
Ca pleure et ça fond à vue d’oeil
Ca atteint la maigreur des plus petits cercueils
Oh, bien sûr, ça veut revoir ensemble
Toute sa progéniture entassée dans sa chambre
Et ça fait semblant d’être encore forte
Jusqu’à c’que son cadet ait bien r’fermé la porte.

Et lorsque, toute seule ça se retrouve
Ça attend dignement qu’le firmament s’entrouvre
Et puis là, ça se donne le droit
De fermer pour la première fois
Les deux yeux à la fois.

Une mère
Ca n’devrait pas partir
Mais on n’y peut rien faire
Mais on n’y peut rien dire.

Une mère… (x3)



Interprétée par Lynda Lemay



Tous droits réservés 2006

mercredi 20 octobre 2010

Je ne vous oublie pas

Puisqu'il m'a été difficile de trouver un poème touchant le thème de la famille et venant d'un auteur renommé, j'ai pensé vous offrir, pour conclure les poèmes de St-Valentin, les paroles d'une magnifique chanson, refrains qui ornent mon coeur d'une infinie tendresse envers ma propre famille. Un tendre chant interprété par une chanteuse qui fait éclater sa mirifique voix à travers tous les territoires dans l'objectif interminable de nous émouvoir, ce qui m'est arrivée avec ces paroles.



Je ne vous oublie pas



Dans mes absences parfois sans doute
J'aurais pu m'éloigner
Comme si j'avais perdu ma route
Comme si j'avais changé
Alors j'ai quelques mots tendresse
Juste pour le dire Je ne vous oublie pas
Non, jamais
Vous êtes au creux de moi
Dans ma vie, dans tout ce que je fais
Mes premiers amours, mes premiers rêves
Sont venus avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas
Non, jamais
Vous savez tant de moi
De ma vie, de tout ce que j'en fais
Alors mes bonheurs, mes déchirures
Se partagent avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas

Parce que le temps peut mettre en cage
Nos rêves et nos envies
Je fais mes choix et mes voyages
Parfois j'en paie le prix
La vie me sourit ou me blesse
Mais quelle que soit ma vie

Je ne vous oublie pas
Non, jamais
Vous êtes au creux de moi
Dans ma vie, dans tout ce que je fais
Mes premiers amours, mes premiers rêves
Sont venus avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas

Même à l'autre bout de la terre
Je continue mon histoire avec vous

Je ne vous oublie pas
Non, jamais
Vous êtes au creux de moi
Dans ma vie, dans tout ce que je fais
Mes premiers amours, mes premiers rêves
Sont venus avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas
Non, jamais
Vous savez tant de moi
De ma vie, de tout ce que j'en fais
Alors mes bonheurs, mes déchirures
Se partagent avec vous
C'est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas



Paroles de Jacques Veneruso
Interprété par Céline Dion

L'amitié

Je continue la série des belles proses d'amour avec une chanson aux élans poétiques qui révèle le sens profond de l'amitié par des phrases aux métaphores délicieuses. N'est-ce pas magnifique le lien fraternel unissant deux étrangers et qui affronte les assauts du temps s'en faiblir ?




L'amitié



Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la Terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi, tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois



Paroles de Jean-Max Rivière
Interprété par Les Enfoirés



Source : freemages.fr

J'aime ces doux oiseaux

Tel que promis, voici un autre poème rendant hommage au mois de l'amour, celui-ci ayant pour thème l'amour inconditionnel pour ce qui nous entoure, en outre notre divin et sublime univers. Bien qu'il soit difficile de trouver un poème touchant ce vaste sentiment, j'ai trouvé une oeuvre de Jules Verne qui illustre, en de mots nobiliaires, cet état de paix, nous montrant également les talents poétiques de cet auteur renommé que je suis justement entrain de découvrir.



J'aime ces doux oiseaux



J'aime ces doux oiseaux, qui promènent dans l'air
Leur vie et leur amour, et plus prompts que l'éclair,
Qui s'envolent ensemble !
J'aime la fleur des champs, que l'on cueille au matin,
Et que le soir, au bal, on pose sur son sein
Qui d'enivrement tremble !
J'aime les tourbillons des danses, des plaisirs,
Les fêtes, la toilette, et les tendres désirs
Qui s'éveillent dans l'âme !
J'aime l'ange gardien qui dirige mes pas,
Qui me presse la main, et me donne tout bas
Pour les maux un dictame !
J'aime du triste saule, au soir muet du jour,
La tête chaude encor, pleine d'ombre et d'amour,
Qui se penche et qui pense !
J'aime la main de Dieu, laissant sur notre coeur
Tomber en souriant cette amoureuse fleur
Qu'on nomme l'espérance !
J'aime le doux orchestre, en larmes, gémissant
Qui verse sur mon âme un langoureux accent,
Une triste harmonie !
J'aime seule écouter le langage des cieux
Qui parlent à la terre, et l'emplissent de feux
De soleil et de vie.
J'aime aux bords de la mer, regardant le ciel bleu,
Qui renferme en son sein la puissance de Dieu,
M'asseoir toute pensive !
J'aime à suivre parfois en des rêves dorés
Mon âme qui va perdre en des flots azurés
Sa pensée inactive !
J'aime l'effort secret du coeur, qui doucement
S'agite, la pensée au doux tressaillement,
Que l'on sent en soi-même !
Mieux que l'arbre, l'oiseau, la fleur qui plaît aux yeux,
Le saule tout en pleurs, l'espérance des Cieux...
J'aime celui qui m'aime.


Jules Verne



Je t'aime

Je ne peux que me confondre en excuse pour mon retard, la Saint-Valentin étant célébrée hier. Toutefois, pour rattraper mon erreur, je vous offre au courant de la semaine, une panoplie de poèmes d'amour, allant des relations amoureuses aux relations fraternelles.

Pour débuter cette série de poèmes, je vous fait découvrir ci-dessous une chanson aux intonations poétiques composée par un chanteur français du nom de Michel Jonasz. Des mots purs qui frôlent nos oreilles telle une douce mélodie et qui, je l'espère, en ce doux mois de l'amour qui devrait être célébré continuellement, donnera des ailes à votre côté romantique, quel qu'il soit.



Je t'aime
Par Michel Jonasz


Entre mon cœur et
Ma langue, il y avait
Des rivières infranchissables,
Des passages à niveau fermés.
J'ai dû déblayer des montagnes et des montagnes de sable
Pour une parcelle de vérité
Mais ce soir les barrières se brisent, le silence aussi.
Ce soir, enfin, les mots s'envolent.
Il n'existe aucune différence.
Oh, je t'aime !
Ca y est, j'te l'ai dit,
Entre mon âme et mes paroles
Et j'dédicace à celle que j'aime
Ces chansons qui n'viennent
Pas d'n'importe où
Mais du fond de mon vrai moi-méme
Oh, je t'aime, j'te l'ai dit.
J'vais jusqu'au bout
Et je pose, comme un diadème
Sur son front, des phrases
Mises bout à bout.
Chaque lettre est une perle rare.
Je les accroche autour de ton cou.
Traversant les rivières qui les arrêtaient,
Franchissant l'infranchissable,
Tous ces passages à niveau fermés,
Surgissant au grand jour enfin de mon moi véritable,
Les voici, ces mots vérité.
Même si ce n'est qu'une petite parcelle d'un Amour infini,
Un p'tit morceau invisible,
Deux simples syllabes et nous sommes
Oh, je t'aime ! Ca y est, j'te l'ai dit,
De toute éternité l'indivisible
Et j'dédicace à celle que j'aime
Ces chansons qui n'viennent
Pas d'n'importe où
Mais du fond de mon vrai moi-même.
Oh, je t'aime, j'te l'ai dit.
J'vais jusqu'au bout
Et je pose, comme un diadème
Sur son front, des phrases
Mises bout à bout.
Chaque lettre est une pierre précieuse.
Je les accroche autour de ton cou.
Et j'dédicace à celle que j'aime
Ces chansons qui m'viennent
Tout à coup.



Les rêves du passé

Un autre sublime poème de Jacques-Imbert Galloix, un poète
dont la plume m'anime beaucoup depuis que je l'ai découvert. Malheureusement,
je n'ai trouvé de lui que deux poèmes sur " internet ", notamment La nuit de Noël
que vous pouvez retrouver dans les Plumes d'ailleurs. Je vous offre ici le deuxième
qui, tout aussi merveilleux que le premier, délivre cette fois-ci
une délicate nostalgie.



Les rêves du passé



Alors les fleurs croissaient dans la verte prairie ;
Dans un ciel glorieux triomphait le soleil ;
Des songes printaniers erraient dans mon sommeil.
Le ciel n'était pas froid, l'eau n'était pas tarie,
Alors. - Mais aujourd'hui tout est morne et glacé ;
Le coeur est desséché, la nature est flétrie...
Où sont les rêves du passé ?

Soleil, tu nous rendras tes splendeurs matinales ;
Astres, vaisseaux du ciel, vous voguerez encore.
Jours d'azur de juillet, verts coteaux, moissons d'or,
Horizon du Léman, vieux mont, Alpes natales,
Je voudrais vous revoir, vous, mon ancien trésor !...
Ô rives de mon lac, je croyais à la gloire ;
D'avenir et d'espoir l'amour m'avait bercé.
L'amour ! Je n'y crois plus ; mon coeur est délaissé.
La gloire me dédaigne... Oublie, ô ma mémoire,
Les tristes rêves du passé.


Jacques-Imbert Galloix

mardi 19 octobre 2010

La nuit de Noël

Décembre... le temps des fêtes se montre doucement le bout du nez
parmi les sapins illuminés de boules miroitantes de visages extasiés. C'est l'heure
pour nous tous de préparer le festin, de prédire cette nuit de Noël, d'emballer
les rêves de nos proches et d'habiller amoureusement l'arbre du salon, soutenus par
des mélodies hivernales. Et puisque ce moment tant attendu approche
à chaque jour, je vous ai trouvé un ravissant poème afin de commémorer
cette nuit de Noël dont nous attendons les prémices avec ferveur.



La nuit de Noël



L'air est glacé, mais la nuit est sereine,
Les astres clairs nagent en un ciel pur ;
J'entends gémir les eaux de la fontaine ;
Le firmament étale son azur.

L'airain battu d'un coup triste et sonore
Seul a troublé le repos de la nuit.
Il est une heure, et moi je veille encore ;
Je veille seul, et le repos me fuit.

Oh ! que de fois le silence nocturne
Prêta son calme à mes songes divers !
Oh ! que de fois ma lampe taciturne
M'a vu rêver, lire, tracer des vers !

Nuit de Noël, derniers jours de l'année,
Oh ! que de jeux, de paix et de plaisirs
Vous rappelez à mon âme fanée !
Et tout a fui sous de nouveaux désirs !

Comme d'un rêve aussi doux que rapide,
Il me souvient de ce bonheur passé.
Bonheur d'enfance, imprévoyant, avide,
Que la raison a si vite effacé...

Il me souvient de ces cadeaux magiques
À mon réveil offerts dès le matin,
Et du foyer, et des plombs fantastiques,
Dont les contours présageaient le destin.

Me disaient-ils que je serais poète,
Victime, hélas ! des désirs de mon coeur ?
Que le chagrin ferait courber ma tête,
Et que jamais je n'en serais vainqueur ?...

*

Déjà la cloche a répété quatre heures ;
Je veille encor, je veille pour chanter.
Un bruit soudain ébranle nos demeures ;
Quelle douceur je trouve à l'écouter !

Quels sons divins, quelle auguste harmonie
L'airain du temple exhale dans les airs !
Comme l'espoir, mon âme rajeunie
Entend vibrer les célestes concerts.

Nuit de Noël, nuit de paix et de joie,
C'est dans ton sein qu'un Sauveur nous est né.
Le coeur soumis qui marche dans ta voie,
Humble et joyeux, n'est pas abandonné.

Ô mon Sauveur, viens éclairer ma route !
Viens me couvrir des ailes de la foi !
Ouvre mon âme et dissipe mon doute ;
Viens, je t'attends et je me livre à toi.


Composé par Jacques-Imbert Galloix


lundi 18 octobre 2010

L'automne

Rendons hommage à cette saison teintée de douceur
dont les couleurs font du paysage une peinture des plus
sublimes !



L'automne



Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.


Alphonse de Lamartine



Je suis ce que je suis

Le début du bonheur c'est de s'accepter tel que nous sommes,
tant nos bonnes qualités que nos vilains défauts. Roger Kemp
le décrit à sa façon par ce poème écrit avec simplicité et délicatesse.



Je suis ce que je suis



La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis"
Je suis peut-être une tulipe
qui s'éveille à tous les printemps
Démontrant ses couleurs ses principes
Jugée souvent bien hors du temps
Je suis peut-être une rose
dégageant l'arôme de l'amour
on se pique sur mon côté morose
mais le bonheur revient au détour
Je suis peut-être un pissenlit
répandu et plutôt mal compris
mais sachez quand il est bien servi
il donnera du goût à votre vie
Qu'importe la fleur que vous soyez
vous avez tous un rôle à jouer
mais vous devez vous rappeler
de Celui qui vous a créé
La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis"



Roger Kemp



Source inconnue

Le cinquième soleil

Des paroles d'une extrême vérité venant d'une
chanteuse rap qui milite pour la liberté. Lisez-bien
le texte et regardez entre les lignes. Une chanson que tout
le monde devrait écouter au moins une fois dans sa vie.



Le cinquième soleil



Mon espèce s'égare, l'esprit qui surchauffe
Les gens se détestent,
la guerre des égos
XXIème siècle, cynisme et mépris
Non-respect de la Terre, folie plein les tripes
Frontières, barricades, émeutes et matraques
Cris et bains de sang, bombes qui éclatent
Politique de la peur, science immorale
Insurrection d'un peuple, marché des armes
Nouvel ordre mondial, fusion de terreur
 l'Homme l'animal le plus prédateur
Le système pue la mort, assassin de la Vie
A tué la mémoire pour mieux tuer l'avenir
Des disquettes plein la tête, les sens nous trompent
Le troisième œil ouvert car le cerveau nous ment
L'être humain s'est perdu, a oublié sa force
A oublié la lune, le soleil et l'atome
Inversion des pôles, vers la haine se dirige
A perdu la raison pour une excuse qui divise
L'égoïsme en devise, époque misérable
Haine collective contre rage viscérale
Une lueur dans le cœur, une larme dans l'œil
Une prière dans la tête, une vieille douleur
Une vie de rancœur là où meurt le pardon
Où même la Foi prend peur, allez viens, nous partons !
Des lois faites pour le peuple et les rois tyrannisent
Confréries et business en haut de la pyramide
Ça sponsorise le sang entre chars et uzis
Innocent dans un ciel aux couleurs des usines
Un silence de deuil, une balle perdue
Toute une famille en pleurs, un enfant abattu
Des milices de l'État, des paramilitaires
Des folies cérébrales, des peuples entiers à-terre !
Bidonvilles de misères à l'entrée des palaces
Liberté volée, synonyme de paperasse
L'humanité troquée contre une vie illusoire
Entre stress du matin et angoisse du soir
Des névroses plein la tête, les nerfs rompus
Caractérisent l'homme moderne bien souvent corrompu
Et quand la ville s'endort, arrive tant de fois
Une mort silencieuse, un S.D.F dans le froid
Prison de ciment, derrière les œillères
le combat est si long pour un peu de lumière
Les familles se déchirent et les pères se font rares
Les enfants ne rient plus, se bâtissent des remparts
Les mères prennent sur elles, un jeune sur 3 en taule
Toute cette merde est réelle, donc on se battra encore
C'est la vie illusoire qui nous bouffe les tripes
Une bouteille de vodka, quelques grammes de ''weed''
Certains ne reviennent pas de ces raids violents
Du Subutex injecté dans une flaque de sang
Des enfants qui se battent, un coup de couteau en trop
Ce n'est plus à la baraque que les mômes rentrent tôt
Ils t'apprennent la vie dans un verre de colère
Formatage de la rue, formatage scolaire
C'est chacun sa disquette, quand les mondes se rencontrent
C'est le choc des cultures, voire la haine de la honte !
Les barrières sont là, dans nos têtes, bien au chaud
Les plus durs craquent vite, c'est la loi du roseau
Non, rien n'est rose ici, la grisaille demeure
Dans les cœurs meurtris, qui à petit feu meurent
Ne pleure pas ma soeur car tu portes le monde
Noble est ton cœur, crois en toi et remonte
N'écoute pas les bâtards qui voudraient te voir triste
Même Terre-mère est malade, mais Terre-mère résiste !
Donc ces cons qui s'en vont, apprentis créateurs
Qui ont tout déréglé, sanguinaires prédateurs
Babylone est bien grande mais n'est rien dans le fond
Une vulgaire mascarade au parfum d'illusions
Maîtresse de nos esprits crédules et naïfs
Conditionnement massif là où les nerfs sont à vif
Dans la marge et la rage, parce qu'on est galériens
Ensemble, nous sommes le Monde et le système n'est rien !
Prend conscience de ton frère, reste près de ton coeur
N'écoute pas le système, assassin et menteur
Eloignes-toi de la haine qui nous saute tous aux bras
humanité humaine, seul l'Amour nous sauvera
Écoute le silence quand ton âme est en paix
La lumière s'y trouve, la lumière est entrée
Vérité en nous-même, lieu de la création
N'oublie pas ton histoire, n'oublie pas ta mission
Dernière génération à pouvoir tout changer
La vie est avec nous, n'aies pas peur du danger
Alors levons nos voix pour ne plus oublier
Tas de poussière d'étoiles, qu'attends-tu pour briller ?
Tous frères et sœurs Reformons la chaine
Car nous ne sommes qu'un, divisés dans la chair
Retrouvons la joie, l'entraide, qu'on s'élève
Une lueur suffit à faire fondre les ténèbres
S'essouffle ce temps, une odeur de souffre
La fin se ressent, la bête envoute la foule
Les symboles s'inversent, se confondent et s' obsèques
L'étoile qui fait tourner la roue se rapproche de notre ciel
Terre à l'agonie, mal-être à l'honneur
Folie, calomnie, ton coeur à la bonne heure
Ignorance du bonheur, de la magie de la vie
Choqués par l'horreur et formés à la survie
L'époque, le pire, une part des conséquences
Le bien ou le mal, aujourd'hui choisis ton camp !
L'être humain s'est perdu, trop centré sur l'Avoir
Les étoiles se concertent pour nous ramener sur la voie
Cadrillage ciseler dépasse la lumière
Aies confiance en la vie, en la force de tes rêves
Tous un ange à l'épaule, présent si tu le cherches
Dans nos cœurs, on n'est qu'un avec l'Esprit et le Geste !
Le Grand Jour se prépare, ne vois-tu pas les signes ?
La mort n'existe pas, c'est juste la fin d'un cycle
Cette fin se dessine, l'être humain se décime
L'espoir indigo ,les pléiades nous désignent
Lève la tête et comprend, ressens la force en ton être
Dépasse Babylone, élucide le mystère
Rien n'est plus tiré au sort, que le Ciel nous bénisse
Enfant du quinto sol , comprend entre les lignes.


Keny Arkana


Source : paroles2chansons.com

Le soir au bord de la mer

Un poème charmant, écrit avec une belle plume.


Le soir au bord de la mer



Les bois épais, les sirtes mornes, nues,
Mêlent leurs bords dans les ombres chenues.
En scintillant dans le zénith d'azur,
On voit percer l'étoile solitaire :
A l'occident, séparé de la terre,
L'écueil blanchit sous un horizon pur,
Tandis qu'au nord, sur les mers cristallines,
Flotte la nue en vapeurs purpurines.
D'un carmin vif les monts sont dessinés ;
Du vent du soir se meurt la voix plaintive ;
Et mollement l'un à l'autre enchaînés,
Les flots calmés expirent sur la rive.
Tout est grandeur, pompe, mystère, amour :
Et la nature, aux derniers feux du jour,
Avec ses monts, ses forêts magnifiques,
Son plan sublime et son ordre éternel,
S'élève ainsi qu'un temple solennel,
Resplendissant de ses beautés antiques.
Le sanctuaire où le Dieu s'introduit
Semble voilé par une sainte nuit ;
Mais dans les airs la coupole hardie,
Des arts divins, gracieuse harmonie,
Offre un contour peint des fraîches couleurs
De l'arc-en-ciel, de l'aurore et des fleurs.

François-René de Chateaubriand

dimanche 17 octobre 2010

Le coeur d'une maman

Une magnifique chanson pour rendre hommage
à toutes les mères et que je dédis à ma tendre maman.
Bonne fête !



Le coeur d'une maman



Le cœur d'une maman
Est un cœur aimant
Rempli de sagesse
Le cœur d'une maman
Est fait de tourments
Est fait de tendresse
Plus précieux que l'argent
Que tous les diamants
Que mille richesses
Ell'nous gronde parfois
Ell'nous aime toujours
Maman c'est le plus beau mot d'amour

Le cœur d'une maman
C'est un oiseau blanc
C'est une colombe
Le cœur d'une maman
Pacifiquement
Domine le monde
Je suis devenu grand
Et toujours pourtant
A chaque seconde
Ell's'inquiète pour moi
Me sermone toujours
Maman c'est le plus beau mot d'amour

Si quelquefois - on se souvient
L'âme en émoi - Combien ! Combien !
Combien de supplices et de sacrifices
Ont usé son cœur mieux on comprend

Le cœur d'une maman
Est un cœur aimant
Rempli de sagesse
Le cœur d'une maman
Est fait de tourments
Est fait de tendresse
Plus précieux que l'argent
Que tous les diamants
Que mille richesses
Ell'nous gronde parfois
Ell'nous aime toujours
Maman c'est le plus beau mot d'amour

Si quelquefois - on se souvient
L'âme en émoi - Combien ! Combien !
Combien de supplices et de sacrifices
Ont usé son cœur mieux on comprend

Combien de supplices et de sacrifices
Ont usé son cœur mieux on comprend



Jacques Vallant


fr.wikipedia.org

La route solitaire

Un poème coup de coeur que j'ai découvert lors d'une de mes lectures. 



La route solitaire



Ma plume vole au vent
Dans cette région de Lanaudière.
Ma plume berce l'enfant
Dans une maison près de la rivière.
Ma plume questionne le temps.

Ma plume a pris un envol
En s'éloignant un peu du sol.
Ma plume palpite
Et autour d'elle les mots gravitent.
Ma plume exigera « liberté ».

Aujourd'hui la vie se construit avec des mains.
Le passé est l'anneau d'hier
Qui se veut le lien avec demain.



Extrait du livre De Lanaudière en poésie ( collectif ) et écrit
par Johanne Daigle.

L'éternelle chanson

Un texte sublime que je viens tout juste de découvrir
et que j'aime particuilèrement.



L'éternelle chanson



Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.



Rosemonde Gérard

Bravo, Monsieur le monde

Un magnifique hommage à la beauté du monde !



Bravo, Monsieur le monde



 Bravo, Monsieur le monde
Chapeau, Monsieur le monde
Même quand les gens diront
Que vous ne tournez pas toujours très rond

Bravo, pour vos montagnes
C'est beau, c'est formidable
Compliment pour vos saisons
Qui nous donnent des idées de chansons

Bravo, la mer
On n'a jamais trouvé un vert plus bleu
Un bleu plus vert
Aucune symphonie
N'est riche d'autant d'harmonie
Qu'un merveilleux tonnerre
Qui fait l'amour avec la pluie

Bravo, le vent
Qui fait ramper les blés
Qui fait trembler les océans
Bravo pour le soleil
Et la colère du volcan
Bravo pour l'arc-en-ciel
Qui met de la joie dans le coeur d'un enfant

Bravo, Monsieur le monde
Chapeau, Monsieur le monde
Nous vous demandons pardon
Pour tous ceux qui vous abîmerons

Bravo, Monsieur le monde
Chapeau, pour la colombe
Si vous lui laissez la vie
Nous vous dirons simplement merci



Michel Fugain



populationdata.net

Être jeune

Un texte empreint de vérité sur la signification de la jeunesse. Très beau,
il fait partie de mes textes coup de coeur.



Être jeune



La jeunesse n'est pas une période de la vie,
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir
vécu un certain nombre d'années ;
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande,
comme l'enfant insatiable. Et après ?
Il défie les évènements et trouve la joie au jeu de la vie.

 Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même
aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si un jour votre coeur allait être mordu
par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.


Samuel Ullman


Les caresses des yeux

Un petit poème mirobolant sur la tendresse des yeux.



Les caresses des yeux



Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
Elles apportent l'âme aux limites de l'être,
Et livrent des secrets autrement ineffables,
Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;
Rien n'exprime que lui les choses immortelles
Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.

Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,
Elles gardent encore leur limpide tendresse ;

Faites pour consoler, enivrer et séduire,
Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !
Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?

 

Auguste Angellier



Source inconnue

Sous une pluie d'étoiles

Voici une sublime chanson d'amour aux paroles douces et profondes.
Elle fait partie de mes coups de coeur.



Sous une pluie d'étoiles



Quand la mer s'évanouit
Là où le ciel s'achève
Je cherche sur tes lèvres
Le chemin de mes nuits
Quand il ne reste plus
Que quelques rêves perdus
Tous les mots qu'on se dit
Ces pensées qui nous lient
Sont comme des larmes aux yeux
Des instants si précieux
Qu'on voudrait les garder
Au fond de nous cachés

Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manque à ma vie
Si un jour toi aussi
Tu sentais que tu m'aimes
Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manque à ma vie
On pourrait tous les deux
Essayer d'être heureux

J'ai lu dans ton regard
Un peu de notre histoire
Mais la fin tu le sais
Personne ne la connait
Tout au fond de nos coeurs
Tant d'étoiles se meurent
Si on y prenait garde
On pourrait par mégarde
Sur la plage des aveux
Effacer sur le sable
Les rêves qu'on fait à deux
Sous une pluie d'étoiles

Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manque à ma vie
Si un jour toi aussi
Tu sentais que tu m'aimes
Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manque à ma vie
On pourrait tous les deux
Essayer d'être heureux
Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manque à ma vie
Si un jour toi aussi
Tu sentais que tu m'aimes
Puisque c'est toi que j'aime
Toi qui manque à ma vie
On pourrait tous les deux
Essayer d'être heureux


Interprétée par Cindy Daniel

 

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