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vendredi 22 octobre 2010

Chroniques d'une amoureuse littéraire : syndrome du lecteur

Chroniques d'une amoureuse littéraire 
Quand lire devient une maladie !





Après avoir lu Bouquiner d'Annie François, je me suis mise à penser à ces habitudes, ou plutôt, ces rituels qui déifient ma vie de lectrice. Naguère ces jours-ci, je ne les avais point observé, car ils sont des fragments d'une routine littéraire largement ancrée dans mon quotidien et qui me suivra jusqu'à ma mort puisque une lectrice restera toujours une lectrice. Et ma foi, je n'avais pas réalisé certains habitudes aussi étranges que précieuses...

Toute manie débute par un simple petit geste. Dans mon cas, je n'ai aucun souvenir quand ces habitudes ont pris d'assaut ma vie et je pense peut-être qu'elles sont venues d'elles seules. Et bon nombre d'entre elles se plaisent à harceler une grande majorité de lecteurs, quels qu'ils soient. C'est à la fois une malédiction et une bénédiction, dépendament dans quelle situation nous nous trouvons. Je dirais que nous souffrons du syndrome du lecteur, une maladie pernicieuse qui attaque nos neurones et qui nous empêche de passer devant une librairie sans tomber dans un état de transe ou qui nous oblige à collectionner fougueusement tout ce qui ressemble à un bouquin. Elle entraîne quelques fois la méfiance à l'égard de ceux qui voudraient s'octroyer nos livres ou la dépression lorsque le porte-feuille ne veut plus cracher ses petits papiers. Voici une liste de tous les symptômes auxquels je suis atteinte ( et je ne suis pas la seule ! ). 


Somnambulisme volontaire précoce : Un secret jamais dévoilé jusqu'ici ! Oui, j'ai déjà passé outre le couvre-feu pour sortir un livre de sous ma couette et lire avidement alors que la lumière parvenait à peine sur la page. Pas toujours, bien évidemment, mais plusieurs fois, dès l'âge où je dévorais les romans jeunesses auréolés de dragons et de magie. Lorsque j'entendais le murmure d'un pas, je bondissais de peur et je me plongeais sous mes couvertures pour feindre de dormir. Et souvent, je jouais si bien le jeu que je m'endormais pour de vrai. Certains vont jusqu'à passer une nuit blanche : dans mon cas, j'étais plus responsable et je ne dépassais jamais dix heures. De toute façon, le sommeil gagnait souvent sur le plaisir de la lecture.

Troubles compulsifs de la possession : Une lectrice passionnée qui n'a pas une collection de livres n'en est pas vraiment une. Ma bibliothèque peut déborder de toutes les étagères, n'empêche que je ne peux me résoudre à ne plus acheter de livres. Je sors l'excuse la plus évidente : je fais ma réserve littéraire pour le futur. Chaque livre, même le plus mauvais, fait partie de mon essence et je leur accorde toute mon affection. En effet, qui n'a jamais eu de la difficulté à se débarrasser d'un bouquin, peu importe son contenu, ou même à le prêter ? Dès que nous entrons en contact avec les pages d'un livre, le trouble compulsif de la possession nous guette, nous devenons ami intime avec l'âme de l'ouvrage en question et jamais nous n'oublions son histoire. Un sentiment qui nous pose problème lorsque nous empruntons à la bibliothèque municipale. C'est pourquoi je préfère toujours me procurer personnellement les livres afin que le lien dure plus longtemps que trois semaines. Autre point : nous détestons que quelqu'un touche à nos romans. C'est un de mes troubles : je n'aime pas qu'une main n'ayant jamais touché un livre vienne se poser sur l'un des miens, le manipule devant mes yeux, mais sans lui accorder la moindre importance. Ou que des personnes s'apprêtent à jeter immoralement un livre aux poubelles : un trou au coeur !

Boulimie ou anorexie chronique : Ouf... ces fameuses passes de famine ou de satiété. La boulimie est, en littérature, une faim quotidienne et qui ne se résorbe qu'après plusieurs semaines ou mois, dépendament du lecteur. C'est un état merveilleux lorsque nous avons de multiples livres sous la main, mais devient un diabolique sentiment quand il nous est impossible de nous rassasier ( ce qui est plutôt rare ). On rumine, on se traîne partout dans la maison en quête de savoureuses histoires et surtout, on dévore rapidement tous les bouquins. Cela m'arrive généralement plusieurs fois dans l'année. L'anorexie, elle, est davantage contraignante, car nous n'avons plus le désir de lire quoi ce soit. Le goût n'y est plus et ce sentiment nous décourage étrangement. On remet en question notre statut de lecteur et on implore la vie de nous redonner la passion de la lecture. Cette anorexie est communément appelée la " panne de lecture " et ce fait plutôt rare. Dans mon cas, une fois par an et elle ne dure qu'une ou deux semaines.

Dépression passagère : Qui n'a jamais eu une dépression suite à une promenade fugace devant une librairie sans y être entré ou sans avoir acheté un livre ( plutôt rare ) ? Passer à côté d'une telle boutique peut paraître bénin pour les autres, mais pour un lecteur qui se respecte, c'est un combat intérieur. Le regard n'a plus qu'une seule image, la faim monte, le porte-feuille fait crier ses trésors, les pas ralentissent, les mouvements se font plus lents, les conversations deviennent futiles. C'est comme si les livres appelaient notre aide et nous parlaient à travers la vitre. Cela m'arrive continuellement et lorsque je ne peux y rentrer, je deviens dépressive pendant quelques minutes, le vide s'installe et soudain, je renais dans la réalité en oubliant cette impression d'abandon. Même chose lorsque je ressors sans un seul roman sous les bras : j'ai le sentiment d'ignorer les cris implorés de tous ces objets précieux et d'être cruelle vis à vis mon amour littéraire. Toute une impression, n'est-ce pas ?


Il y a bien d'autres symptômes à notre mal, mais ce sont les principaux et nos manies quotidiennes. Et bien que certaines soient difficiles à gérer, nous ne renoncerons jamais à notre statut de lecteur, car comme c'est une maladie sans effet négatif pour la santé ( à moins d'avoir un problème psychologique flagrant... ), pourquoi la détester ? C'est un syndrome habituel qui met du piquant dans nos aventures livresques !

jeudi 21 octobre 2010

Chroniques d'une amoureuse littéraire : le blog a sa page facebook !

Chroniques d'une amoureuse littéraire 
La page Facebook du blog !





Je suis d'avis que les plate-formes comme « Facebook » sont des technologies modernes qui n'ont plus aucun respect à l'égard de la vie privée des gens, avec leur bon vouloir bien évidemment, et les enferment derrière leur écran en prônant la virtualité plutôt que les vrais contacts sociaux. Par contre, ils offrent un grand éventail de possibilités aux entreprises, aux sites web ainsi qu'aux blogs, car ils permettent une expansion nouvelle en allant capter les intérêts d'autres personnes, qu'ils soient au sein du même pays ou ailleurs sur le vaste territoire de notre planète. J'ai cru bon d'opter pour cette alternative et la cultiver pour mon blog en créant une page « facebookienne » qui me donnerait l'avantage de faire découvrir mon Antre à un plus large public et, peut-être même, à donner le goût de la lecture à ceux qui ne cessent d'abhorrer ce genre d'activité ou ceux qui n'ont jamais pensé à ouvrir un livre. Ainsi donc, voilà qu'Au coeur des mots se retrouve au sein d'une plate-forme internet ! Quel contraste entre la littérature et la virtualité ! Suite aux réglages de la page, il ne restera plus qu'à attendre que le temps entreprend son travail et nous ne saurons que dans quelques mois si cette alternative a pu approcher de nouveaux lecteurs.


De ce fait, je vous présente la présentation officielle de la page qui se retrouvera également sur l'accueil de mon blog. La voici :


« Une bibliothèque est un immense territoire dans lequel s'abrite une myriade de mondes, de sentiments et de personnages qui font évoluer l'esprit du lecteur. Les romans, fruits d'honorables plumes qui laissent couler leur âme sur papier, sont des objets précieux qui recueillent à la fois l'histoire de l'auteur, mais également chaque trace des lecteurs qui ont posé leurs yeux sur les pages. Lire est un immense privilège, découvrir les bouquins est une savoureuse aventure et écrire est l'apogée de la création qui s'unit avec l'imaginaire. Entre les pages de ce blog, je vous invite à découvrir cet univers littéraire qui nous ouvre, d'une façon exceptionnelle, la voie vers une liberté que nous pouvons rarement acquérir dans cette société noyée par une modernité contraignante. Au gré de mes articles, je vous ferai connaître des auteurs dont le talent littéraire dépasse l'enchantement, des critiques personnelles qui creusent dans l'âme abstraite des livres, des entrevues qui délivrent quelques secrets de nos chers écrivains ainsi que des écrits subjectifs tirés de ma plume, laquelle rêve depuis toujours d'évoluer au sein du cercle des écrivains et de publier sa première oeuvre.

Ergo, cet Antre chaleureux recèle tous les plaisirs littéraires et même, quelques chroniques originales qui ne se retrouvent pas sur les autres blogs, tels que « Mots à l'honneur » qui rend hommage à la divinité des mots et « Chroniques d'une amoureuse littéraire » qui laisse entrevoir quelques pans de ma vie trépidante de lectrice. Et somme toute, ce n'est qu'une légère partie de cette vaste bibliothèque à laquelle j'accorde une grande importance depuis sa naissance à l'automne 2008. Rangez pendant quelques instants vos armoiries modernes pour plonger, en quelques clics, au sein d'un endroit qui ne veut faire entendre qu'une seule chose : cessons de dénigrer la littérature par ce qu'elle n'est pas et encourageons plutôt les autres à connaître toutes ses subtilités ! »


Je vous invite également, si vous êtes amateurs de Facebook, à adherrer à la page et à promouvoir celle-ci auprès de vos contacts. N'hésitez pas à laisser des commentaires ( ayant rapport au blog, soit dit en passant ) et n'oubliez pas de venir quotidiennement sur la page qui vous informera de toutes les nouveautés publiées sur mon blog littéraire.


 La page du blog : Au coeur des mots

mercredi 20 octobre 2010

Chroniques d'une amoureuse littéraire : suite de l'article sur la langue française

Chroniques d'une amoureuse
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Suite de mon article sur la langue française.




À la suite de mon article sur la dégradation de la langue française, j'ai dû faire dans la semaine qui suivit un exposé oral argumentatif ( lettre d'opinion ) pour mon dernier examen de français. Puisque le choix du sujet était subjectif, je pouvais alors prendre n'importe quel thème. Étant encore dans mon état fébrile sur l'utilisation déplorable du français, j'ai pris la décision d'écrire mon exposé sur ce sujet dans lequel j'ai travaillé avec beaucoup d'application afin qu'il soit parfait à mes yeux ( perfectionniste que je suis ! ). Examen passé ( pour ceux que cela intéresse, cela s'est déroulé à merveille, nonobstant quelques élans de nervosité, et j'ai obtenu une note de 100% ), j'avais envie aujourd'hui de vous présenter le final de cet exposé, car c'est un texte dont je suis très fière et que j'aimerais partager avec vous. Par ailleurs, je suis curieuse de connaître vos opinions sur le sujet et si le coeur vous en dis, n'hésitez pas à déclarer votre point de vue par la voie des commentaires.



La détérioration de la langue française



Dans la vie de tous les jours, dans les écoles, sur « internet », entre amis… La détérioration du français prend une expansion démesurée, voire alarmante au sein de notre quotidien. Être spectatrice de ces ravages est égal à une gifle en plein visage. Que sont devenues les phrases bellissimes, les vocabulaires soignés, les prononciations aux allures poétiques et tout ce que le français avait de mélioratif dans le passé ? Aujourd’hui, cette langue, cadeau inestimable de nos ancêtres, s’est déguisée en un langage bassinant et abject, notamment à cause de la nouvelle génération qui se veut une proie facile devant les élans négatifs de la modernité. Ce constat m’accable particulièrement, car cette dégradation ne peut qu’affecter ce que nous sommes, notre patrimoine culturel et notre fierté québécoise et française. Pour l’instant, ces deux langues divergentes se mêlent pour donner un ensemble incongru de phrases et de mots dont les conséquences ne sont que partielles. Pour l’instant. Mais qu’adviendra-t-il plus tard lorsque nous aurons oublié les scintillements de la langue ancestrale ?
 
Primo, nous devons la cause de cette détérioration aux adolescents modernes qui sont nés sous le signe de la simplicité et de l’indifférence. Ils sont les inventeurs d’un langage qui prend l’allure d’une nouvelle mode, peut-être déjà existante à l’époque, mais qui n’avait pas de proportions préoccupantes auparavant. Ainsi, ils ont modifié inconsciemment le français, suivant une recette bien établie : une tasse d’anglicismes, une pincée de jurons odieux, une assiette de mots hachés pour la simplicité, quelques gouttes d’une prononciation à peine soufflée ainsi qu’une cuillerée d’onomatopées pour remplacer la beauté du vocabulaire. Et sans oublier également les erreurs orthographiques en prolifération et le langage SMS ( Short Message Service ) pour l’écriture ! N’est-ce pas là une recette aberrante que nous devrions craindre, notamment pour le futur ? Car, malheureusement, elle fait désormais partie intégrante de nos vies et si nous laissons cette mode prendre une envolée plus vaste, nous pourrons dire adieu à l’ancien français. Je m’en rends particulièrement compte depuis quelques mois et c’est en pensant à la fierté de notre langue française que j’essaie finement d’utiliser un français impeccable. Puisque oui, je ne peux nier que j’use à l’accoutumée cette langue, peut-être pas autant que les jeunes de mon âge, mais assez à mon goût pour la trouver odieuse. Regrettablement, les personnes sont rares à porter attention à ce qu’ils disent, ce qui dénote une inexistence de leur part au sein du présent, ceux-ci préférant s’agglutiner dans le passé ou dans le futur.
 
Secundo, ne devrions-nous pas être fiers de notre langue ? Cette détérioration ne montre en aucun cas un sentiment de fierté envers notre nation québécoise et nos origines françaises. Nous avons l’honneur de posséder l’une des plus belles langues mondiales, entre autres à cause de ses intonations poétiques et son vocabulaire des plus diversifiés, mais nous lui rendons peu grâce, faisant fi de notre héritage dont nous faisons tant d’éloges à travers le monde. Une situation que nous devrions corriger, non seulement pour entendre des discussions basées sur un bon français, mais également pour étaler notre fierté aux autres peuples, leur montrer que nous aimons véritablement notre langue dans toutes ces facettes. Malheureusement, au lieu de s’attaquer à la vraie source du problème, le gouvernement avait entrepris, en 2004, le projet d’une réforme du français  en simplifiant les mots, en déformant l’œuvre de nos ancêtres. Une solution qui sert plutôt à accommoder les adolescents qui se meuvent dans une paresse sempiternelle ! Même si nous n’entendons plus les échos de cette réforme, le seul fait que le gouvernement ait eu une solution semblable montre qu’il ne veut pas régler le problème, mais plutôt faire preuve d’accommodements raisonnables envers ceux qui s’indiffèrent d’un héritage bellissime. Oui, j’en conviens, le français est une langue difficile et la grammaire aurait pu être moins complexe. Cependant, elle apporte une liberté d’expression incomparable et les résultats, après un bon apprentissage, en valent le coup !
 
Tertio, nous ne voyons pas juste sa détérioration dans la langue elle-même, mais également dans le monde. Le français, nonobstant ses attraits mirifiques, ne fait guère le poids à côté de l’anglais. À vrai dire, au sein même du Québec, les statistiques démontrent que le français est en baisse et que le nombre de ses fidèles diminuent à chaque année. Il va sans dire que notre langue française se fait désormais étiolée tant par l’extérieur que l’intérieur. Nous lui devons du respect et c’est en commençant par nos propres paroles que nous réussirons à la garder en vie. À quoi bon exclamer notre indignation à l’égard de son déclin par des manifestations, alors que nous l’utilisons avec indolence ? Cela m’amène à citer l’extrait de Rémy de Gourmont, tiré de son livre Esthétique de la langue française, qui décrit avec exactitude notre situation : « Autant dire que nous ne savons plus notre langue et qu’à force d’apprendre celle des autres peuples, nous avons laissé la nôtre vieillir et se dessécher. » N’est-ce pas là une image de notre réalité actuelle ?
 
Ergo, je pense nous ne devons pas mettre ce problème réel de côté, car il est possible qu’il affecte grandement notre futur, surtout si la génération actuelle n’en a que faire du français. Nous devons nous focaliser sur la source du problème puisque ce n’est pas en mettant un pansement sur le déclin du français que nous arrêterons sa détérioration. Étant une passionnée indéfectible du français, je ne peux qu’être contre une réforme qui, si elle serait véritablement mise en place, ne finirait plus. Il existe des solutions plus prospères que celle-ci : des projets enrichissant dans le but d’apprendre le français sur une note plus joyeuse, moins lourde ; l’intégration des jeunes auprès des livres et au sein des bibliothèques, etc. Un travail qui devrait être mis en application dès leur plus jeune âge tant par les professeurs que par les parents eux-mêmes. Finalement, je n’ai qu’une chose à dire : revenons au source du vrai français et exclamons notre fierté dans toute sa véracité ! 




Écris par Fanny Mathieu ( 2010 )

Chroniques d'une amoureuse littéraire : la langue française

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Où s'en va la pureté de la langue française ?


Naguère, j’ai approfondi mes connaissances sur les différences dans la langue française. Depuis lors, je trouve désormais consternant d’entendre les gens, et surtout les adolescents, déformer la pureté de notre langue, porteuse de nos anciennes racines. J’en avais peut-être conscience auparavant, mais non pas assez pour que j’y trouve quelque chose d’insultant. Aujourd’hui, le langage populaire m’hérisse, davantage lorsqu’elle sort de ma propre bouche. Alors, dans ces moments-là, je comprends à quel point nous avons enfermé l’unicité du français dans un tiroir, oubliant sa somptuosité transcendante qui ne se trouve nulle part ailleurs. Nous l’avons remplacée par une odieuse langue populaire courbée de répétitions, d’anglicismes, de phrases sans grand vocabulaire et de jurons corrosifs. Ce n’est pas les expressions québécoises que je pointe du doigt, au contraire puisqu’elles font parties de notre patrimoine culturel, mais plutôt la langue familière que nous utilisons constamment et qui a déformé le style raffiné de nos ancêtres. Or, c’est une totale aberration envers le français, envers ce que nous sommes, car nous devrions être fière de notre langue qui se distingue des autres, notamment grâce à son vocabulaire nettement diversifié. Une idée que nous devrions inculquée aux jeunes dont l’indifférence à son égard est poignante. Leur façon de rechercher d’autres mots illogiques et sans grâce me répugne et je trouve particulièrement dommage que nous restions les bras croisés. Leur désintérêt vient du fait que nous utilisons rarement un français soigné en faisant attention au déroulement des phrases et à la prononciation. Je suis sûre que les adolescents n’auraient pas cet état de déplaisir si nous avions la fierté de l’utiliser décemment. Et là je parle seulement du langage verbal du français, qui est rondement plus défraîchi que l’écriture ( excluant sur le « web », évidemment… ), car nous portons davantage attention lorsque nous écrivons.
 
Autrement dit, il faut montrer notre fierté d’avoir une mirifique langue au vocabulaire largement poétique, il faut que nous soyons digne d’elle en faisant fi du langage populaire qui circule au sein de la société moderne. Montrons l’exemple à la génération suivante, retrouvons après tant d’années la langue nobiliaire du français que nos ascendants usaient et qui découle des pays européens, des racines que nous ne pouvons oublier. Mélangeons les chorégraphies québécoises et françaises parmi des phrases parfaitement cultivées afin d’offrir au monde entier le large éventail de notre langue. Pour ce faire, nous devons commencer dès maintenant et éloigner ces voraces intrus qui embaument nos mots. Dans mon cas, je me suis donnée l’objectif de prendre mon temps dans mes paroles dans le but de pouvoir prononcer des phrases assemblées sur de bonnes bases, dénuées de mots tirés du dictionnaire restreint des adolescents d’aujourd’hui. Et je vais même essayer d’évincer cette langue populaire lors de mes conversations sur le fameux « MSN », terrible logiciel et géniteur de ces mots béotiens qui ne produit plus que des lettres au lieu de simples mots. Je me suis peut-être fais prendre par son jeu, mais je le déjouerai à ma propre manière…
 
Nos ancêtres nous ont laissé un héritage culturel inestimable : il faut en bénéficier avec beaucoup de soin !




Source : lacuisinedefabrice.fr

mardi 19 octobre 2010

Les chroniques d'une amoureuse littéraire : salon du livre de Montréal

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Salon du livre : paradis littéraire ?


Jeudi, 19 novembre 2009

La frénésie s'engage en moi alors que nous franchissons la dernière station de métro avant d'atterrir à la place Bonaventure. Enivrée par les papillons qui voltigent dans mon estomac, je ne peux qu'esquisser un sourire empreint de plénitude. Pas à pas, nous approchons de l'Antre. Tel un signe discret, nous voyons, à mesure de notre cadence, des personnes aux sacs miroitant de livres, des familles, des amis, des élèves... Soudain, dans une surprise préméditée, voilà que s'entrouvre la porte de l'Antre, emplissant mon esprit de milles images éclatantes. L'odeur des livres, l'effervescence des gens autour de moi, les éclats de mots et de rire, toutes ces choses m'avaient manqué lors de cette longue année d'attente.

Successivement, nous payons notre entrée et allons mettre nos manteaux au vestiaire, non sans que je jète des coups d'oeil aux alentours avec une envie impatiente de m'introduire dans la salle. Par la suite, ma mère et moi rejoignons avec bonheur nos amies qui sont venues entreprendre pour leur première fois ce périple avec nous. Enfin, nous montons les escaliers, le coeur palpitant. Et que vois-je, disposés dans un étalage classique et ordonné ? Des livres ! Une mer de bouquins attirent mon regard, je ne sais plus où donner de la tête et mon nez frissonne sous ses odeurs douces de papier si caractéristiques aux grimoires de notre époque.

Avant de débuter la visite, nous nous séparons : les mères partent ensemble tandis que mon amie ( passionnée elle aussi de livres ) et moi allons de notre côté, vers les romans qui attirent notre intérêt. C'est ainsi que commence la conquête des mots, des parchemins modernes et des auteurs, étrangers ou connus, dans le but ultime de combler notre amour littéraire. Nous voguons entre les allées, s'arrêtant devant chaque rubrique pour en admirer les livres, nous soutirant quelques informations sur plusieurs romans dont nous avons dévoré, tout ça entrecoupé de discussions enjouées sans que le brouhaha des gens dans la salle nous coupe le plaisir. Quelle tentation, quels choix ! Mon porte-feuille crie famine, j'ai envie d'acheter tous les livres afin de découvrir leur monde et les mots qui les font naître. Mais les prix m'arrêtent, à mon grand dam, et je passe à un autre ouvrage pour comparer les montants. Entre-temps, nous allons glaner une signature d'India Desjardins, l'auteure de la série Le journal d'Aurélie Laflamme, dont je n'ai toujours pas eu l'honneur de rencontrer depuis le début de mes visites au Salon du Livre, il y a de cela trois ou quatre ans. J'aurais aimé récolter l'autographe de d'autres auteurs de talent, mais ceux que je désiraient ne venaient malheureusement pas cette journée-ci.

Délaissant cette dame chaleureuse, nous avons continué notre escapade dans le monde fascinant de la littérature. Il en a été ainsi toute la journée, me laissant des souvenirs impérissables. Et lors de cette sortie somptueuse, je n'ai pas pu résister à l'achat d'une quinzaine de livres, me procurant également une douloureuse courbature au cou et aux épaules. Même si je plains fortement mon porte-feuille qui en a pris un coup fatal, je ne peux qu'être satisfaite de tous les bouquins qui trouveront une place dans ma bibliothèque et de me délecter à l'avance des histoires que je vivrai avec les personnages de chaque récit. Heureusement, chez les Éditions AdA, ils offraient une gamme de romans à un prix d'une petitesse faramineuse, une promotion sur laquelle je suis sautée dès l'instant où j'ai vu les montants.

Bouquins achetés


La lignée des dragons ( tome 1 ) de Stéphane Bilodeau, Dany Hudon et Elise Sirois-Paradis ( ah ! les dragons… )
Les Hauts de Hurle-Vent de Emily Brontë ( je suis maintenant férue de littérature classique )
La quête d’Ewilan ( tomes 1, 2 ) de Pierre Bottero ( tel que promis )
Emma de Jane Austen ( une auteure dont je n’entend que du bien ! )
Le comte de Monte-Cristo ( tome 1 ) d’Alexandre Dumas ( après avoir lu Les trois mousquetaires, je n’ai pas résisté à l’envie de me plonger dans l’un de ses autres romans )
Le journal d’Aurélie Laflamme ( tome 6 ) d’India Desjardins ( je suis impatiente de connaître la suite des mésaventures de cette chère Aurélie ! )
La prophétie du dragon rouge ( tome 1 ) de Terie Garrison ( une autre histoire fantastique de dragons )
Le vol du dragon de Tim Maleeny ( humm… j’étais sous le signe du dragon cette journée-là… )
Star Trek, Nouvelle Frontière ( tome 1 ) de Peter David ( pourquoi Star Trek est aussi populaire ? Je le saurai bien assez tôt ! )
Le témoin du passé de Stéphane Bourget ( il me fallait bien une lecture sur le thème des esprits… )
Morte vivante ( tome 1 ) de Linda Joy Singleton ( une auteure de fantastique captivante ! )
La petite encyclopédie du Merveilleux d'Édouard Brasey ( un ouvrage d'une beauté mirifique que je désirais depuis de nombreuses années )

En revanche, le clou de la journée fut vers la fin de l'après-midi, alors que nous nous apprêtions à quitter le Salon du Livre. Mon amie voulait absolument achetée La ruse inversée de Frédéric Tremblay, un livre que je lui avais conseillé pendant notre escapade. Ainsi donc, nous nous sommes dirigées vers l'Édition Joey Cornu. Ironie du sort, l'éditrice même était au rendez-vous et sans que je puisse me rappeller comment, nous commençâmes, ma mère et moi, à entreprendre une discussion avec elle. Évidemment, je lui ai laissé entendre que j'écivais un roman , plus particulièrement une série, et que j'avais envoyé avec espoir mon manuscrit à son édition. À la suite de cette discussion enrichissante, elle m'a offerte sa carte d'affaires en me conseillant de lui écrire ou de la téléphoner afin que je lui renvoie mon manuscrit, ce que je me suis empressée de faire cette semaine. Était-ce un signe du destin ? Serait-ce une nouvelle porte qui m'ouvrirait la voie conduisant à mon plus grand rêve ? Je ne le saurai qu'en poursuivant les chemins du temps. Seul l'avenir nous le dira...

En outre, ce fut une journée comblée de bonheur, de mots, de rencontres, encore plus merveilleuse que les années précédentes. À vrai dire, j'ai effleuré de quelques heures le paradis littéraire et comment ne pas avoir un fugace sourire lorsque je me remémore cette sortie palpitante ? Je vais revenir assurément la prochaine année car il est impossible pour moi de manquer une telle occasion même s'il y a une foule bruyante dans la salle. Un jour, peut-être, sera-t-il mon tour d'être sur le banc des auteurs ?...

Chroniques d'une amoureuse littéraire : hommage à Pierre Bottero

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Mort de Pierre Bottero… une triste nouvelle ! 

Pour débuter ma nouvelle catégorie, Les Chroniques d’une amoureuse littéraire, dans laquelle j’aborde des sujets diverses de la littérature avec des opinions personnelles ou des brins de ma vie «  bouquineste », j’ai pensé rendre un hommage à ce grand auteur qu’est Pierre Bottero, décédé tragiquement le 8 novembre dernier.



   



Pierre Bottero, auteur français de la série fantastique La Quête d’Ewilan, est malheureusement mort d’un accident de moto le 8 novembre dernier au soir, à cause d’une perte de contrôle de son véhicule dans un virage, laissant en deuil de nombreux amateurs de ses livres. Cette tragédie m’a pour le moins ébranlée car je l’ai déjà rencontré lors du Salon du Livre de Montréal, alors qu’il profitait encore pleinement de sa vie humaine. C’était un homme chaleureux, d’une grande gentillesse et doté d’un humour éclatant, et il m’est difficile de l’imaginer décéder. Par contre, honte de moi, je n’ai jamais pu avoir l’honneur de découvrir ses trilogies dans lesquels son talent imprègne les pages. Cependant, j’ai eu au moins l’opportunité de le rencontrer et d’avoir eu l’une de ses dédicaces avant qu’il entreprend son voyage hors de notre patrimoine terrestre.
 
Il est bizarre de lire la mort d’un auteur. On dirait que ceux-ci ne sont jamais complètement morts, qu’ils vivent encore à travers leurs œuvres et le cœur de leurs personnages, tel qu’Agatha Christie, Tolkien, C.S.Lewis, etc. J’ai toujours eu l’impression qu’ils étaient encore de ce monde alors que ce n’était qu’une empreinte laissée sur des pages teintées de leurs mots. Je suis certaine que j’aurai le même effet lorsque je me plongerai dans les récits de monsieur Bottero ( je l’espère, prochainement ). Et c’est ce qui est merveilleux avec le métier d’écrivain. Ils sont toujours là, peu importe leur statut, et ils nous laissent un cadeau splendide, celui de leur plume dans laquelle nous puisons nos espérances.
 
En outre, Pierre Bottero sera toujours de ce monde à travers ses romans, ses mots, ses personnages, bref, son talent. Peut-être beaucoup de gens souffriront de cette disparition, mais au moins ils pourront le retrouver encore dans les librairies, tel un fantôme frôlant l’étoffe de ses œuvres. Nous ne pouvons que souhaiter la paix et le repos à son âme, en espérant qu’il embellisse le ciel de son imagination débordante.
 
Afin de rendre hommage à Pierre Bottero, voici deux belles citations tirés de sa plume qui, je l'espère, vous resteront au creu de votre esprit, en mémoire de ce grand auteur de fantasy.
  
« La vraie liberté n’est pas de faire ce qu’on le veut, mais ce que l’on doit. »

« Ce n'est pas parce qu'un danger est invisible qu'il est moins dangereux. Je préfère avoir la certitude que le serpent est dans mon jardin plutôt que de juger possible qu'il soit dans mon lit. »



~  Mes hommages, monsieur Bottero !  ~



Source image : fr.wikipedia.org