Affichage des articles dont le libellé est Littérature anglaise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature anglaise. Afficher tous les articles

samedi 23 octobre 2010

Le songe d'une nuit d'été de Shakespeare

Le songe d'une nuit d'été




Coup de coeur !



Éditions : Gallimard
Traduction : Jean-Michel Déprats
Année : 2003
Pages : 367
Catégorie : Pièces de théâtre
Âge : Dès 14 ans 

Résumé

J'ai pu voir la flèche enflammée du jeune Cupidon
S'éteindre dans les chastes rayons de la lune humide :
Et l'impériale prêtresse continua,
Dans sa méditation virginale, libre de tout désir.
Pourtant j'ai remarqué où est tombé le trait de Cupidon.
Il est tombé sur une petite fleur d'Occident,
Auparavant, d'un blanc de lait ; désormais empourprée par la blessure de l'amour,
Et les vierges l'appellent «pensée d'amour».
Va me chercher cette fleur : je t'en ai montré une fois la plante.
Son suc, déposé sur des paupières endormies,
Rendra tout homme ou toute femme follement idolâtre
De la première créature vivante qu'il verra.
(Acte II, scène I)
 

Source : decitre.fr



Mon avis ( septembre 2010 )

 

 Je suis heureuse d’écrire que c’est ma première pièce de théâtre coup de cœur ! Et je ne suis point encore capable de comprendre ce changement inattendu ! Car en effet, j’ai déjà essayé de rencontrer la plume de Shakespeare par l’entremise de sa vénérable tragédie, Roméo et Juliette. J’étais à l’âge de la pré-adolescence et malgré cet amour absolu et naissant pour les mots, j’avais abandonné dès la première page. Les phrases étaient illisibles pour mon esprit et une seule page devenait un marécage de mots abscons. Mais je dois cette confusion à mon jeune âge, car à l’heure où je vous écris, je suis tombée en amour avec la plume de cet auteur prolifique. Ce parangon démontre que nos goûts et notre compréhension évoluent constamment. 

 L’histoire 


N’y a-t-il pas plus créatrice histoire que Le songe d’une nuit d’été ? Une pièce où l’illusion se mêle à la réalité ; où l’amour véritable se mêle à la fausse passion. Les quiproquos amoureux prennent l’avant place sur scène, victimes du pouvoir invisible des esprits de la forêt. Lysandre, Hermia, Démétrius et Héléna forment ces jeunes personnes qui, en deux nuits, verront leur sentiment amoureux changer de manière sibylline. L’histoire aborde plusieurs facettes de l’amour : passionné, impossible, jaloux. Mais la pièce reflète avant toute la dichotomie entre deux univers opposés puisque le monde des fées, soit la nature sauvage, et le monde des humains, Athènes, s’enchaînent puis s’éloignent. On embarque gracieusement dans cette histoire utopique, car la magie qui parsème les relations viennent nous gagner facilement. Le titre est symbolique : on se croirait dans un songe où tous les sentiments basculent. Une question fondamentale apparaît dans ce rêve : l’amour véritable existe-t-il vraiment ? Est-ce que l’amour, le vrai, peut traverser monts et rivières sans se briser ? La fin est, ma foi, la partie la plus divertissante, car les soldats d’Athènes proposent aux spectateurs réunis ( les jeunes amoureux et les nobles de pouvoir ) une pièce de Pyrame et Thisbé que l’on peut interpréter comme une parodie des œuvres de Shakespeare. La maladresse, le manque de crédibilité, l’image burlesque des costumes et les paroles mal énoncées forment un plat savoureux d’humour. Une conclusion qui boucle brillamment la pièce ! Un dernier point également : la disparition des coryphées. Oh ! quel soulagement ! En effet, à travers les époques, les pièces sont sujettes à des changements au sein de la structure et au temps de l’auteur, cette particularité des vieilles pièces de théâtre n’existent plus. Et ce n’est pas pour me déplaire !      


Personnages                              

Les personnages sont nombreux dans la pièce. Tout d’abord, il y a les amoureux principaux : Lysandre, jeune homme fou d’amour pour sa belle Hermia, mais à qui l’on refuse sa main ; Démétrius, le prétendant d’Hermia choisi par son père ; Héléna, fougueuse jeune femme qui s’acharne amoureusement sur le pauvre Démétrius alors qu’il ne partage pas ses sentiments ; et Hermia, cette douce beauté sous le charme de Lysandre. Ces quatre jeunes adultes tomberont sous le voile de l’illusion, à cause des erreurs successives du malin Puck, serviteur du roi des fées. Les sentiments amoureux se modèleront, allant de la fausseté à la véracité, sans que ceux-ci ne comprennent la source. Il en sera de même dans l’univers féerique puisque Titania, reine des fées, tombera sous le charme d’un téméraire et dynamique soldat, Bottom ( acteur dans la petite mise en scène de la fin ). Il y a bien d’autres protagonistes, mais ce sont ceux auxquels la pièce accorde son importance. Personnellement, j’ai adoré le couple Lysandre/Hermia, car leur amour passionné est à faire pâmer toutes les femmes qui ont l’essence romantique. Bottom est également un soldat dont l’ardeur de caractère ne peut qu’engendrer le rire et il a, tout comme Puck, une importance singulière puisque tous les deux sont les seules personnes à pouvoir passer d’un univers à un autre.   

Écriture 


Le talent de Shakespeare est incontestable et bien que certaines de ses phrases soient seulement comprises par les plus érudits en littérature, sa plume nous emporte avec une douceur intense. La prose libérée dans cette pièce n’a d’égal qu’un bellissime parfum printanier : si doux, si magnifique, si savoureux pour l’esprit. Une langue ornant un panache de diversité ! Shakespeare peut passer de l’aveu ardent aux répliques empreint d’humour avec cette facilité dont est doté son talent. Une histoire scintillante de somptueuses métaphores, que demandez de mieux ? ! 

Conclusion 


Vous aurez compris, je suis une nouvelle adapte de Shakespeare ! Et je suis d’avis que Le songe d’une nuit d’été est une œuvre idéale pour débuter avec cet auteur, notamment par l’entremise de cette édition qui offre à la fois le récit d’origine et la traduction française. De même, cette pièce baroque permet une belle plongée au sein du théâtre ! Ainsi, je continuerai mon aventure au gré de son univers et je me déguste à l’avance de ses pièces qui épousent mes étagères. Mes remerciements à ma professeure de théâtre pour cette fabuleuse odyssée théâtrale !

vendredi 22 octobre 2010

Agnès Grey d'Anne Brontë

Agnès Grey




Coup de coeur !


Éditions : Gallimard
Année : 2001
Pages : 298
Catégorie : Classique anglais
Âge : Dès 12 ans
Temps de lecture : Une semaine
Résumé : La cadette des sœurs Brontë nous donne à lire un roman dit de « gouvernante » qui se distingue par une grande qualité énonciative du récit, la finesse d’analyse des situations et la justesse de ton de la critique sociale et surtout une imagination inventive et poétique formidable. 

Source : livre.fnac.com














Mon avis ( août 2010 ) : Agnès Grey est l’un de ces romans dont la prose d’écriture égale la douceur d’un poème. Je ne saurais dire comment, mais la beauté de chaque phrase venait m’atteindre comme seul quelques écrivains savent le faire. Le récit mélangé à la finesse de la plume donne un coup de cœur, un apothéose de légèreté, et je suis sûre que l’histoire n’aurait pas eu le même impact entre les mains d’un autre auteur, à moins qu’il n’arrive à changer une simple histoire en un chef d’œuvre, comme l’a fait dame Brontë. Certains diraient que ce roman ne vaut pas cet honorable titre ; je dirais qu’ils n’ont ni tord, ni raison. En effet, la base du récit ne diffère pas des autres classiques anglais et ne détient pas la palme de l’originalité quant à la construction et à l’intrigue, nonobstant la plume qui lui donne vie. Et c’est sur ce plan qu’ils ont tord puisque l’écriture donne toute l’essence au roman et embellis la simplicité de l’histoire. De ce fait, j’étais ravie d’entreprendre une aventure au côté d’une jeune gouvernante qui doit prendre en main l’éducation des enfants de deux familles afin que son salaire puisse aider ses parents à se tirer d’une pauvreté à venir. Les valeurs éducationnelles sont les valeurs principales du roman puisqu’Agnès doit affronter des enfants dont l’éducation et la discipline ont été pris à la légère. Pour qu’un enfant puisse s’épanouir intérieurement, il a besoin d’un encadrement et des valeurs qui sauront lui apporter un bien-être. Bien évidemment, l’éducation n’est jamais facile et il y a certaines familles qui priment la frivolité plutôt que des notions importantes dans l’évolution de leur enfant. Et ce livre démontre assez bien les répercussions que cela peuvent avoir sur leur personnalité. Croyez-moi, j’avais quelques fois la bouche grande ouverte tant j’étais indignée de leurs actions ! On comprend que nous n’avons pas tous les mêmes visions éducationnelles. Et il n’y a pas que cette valeur véhiculée dans ce bouquin : la famille est une chose abordée avec passion, notamment lorsque l’oiseau doit faire son premier saut hors du nid. Les liens sont serrés et malgré la solitude, la distance et les obstacles, ils ne se délassent en aucun cas. Ça aurait été encore mieux que la notion de famille soit abordée avec de plus amples profondeurs et ajouter ainsi une dose d’émotions, peu creusée malgré la tendresse des mots.

Les élans de la témérité d’Agnès Grey ne nous apparaît pas dès les premières pages, au contraire, puisqu’ils se développent au fur et à mesure que le récit s’enchaîne, car pour être gouvernante, il faut faire preuve à la fois de courage et de sang froid. Cependant, sa personnalité, bien que tendre et respectable, ne diffuse pas une grande véracité. Ses défauts sont presque inexistants ; une femme parfaite, je dirais, à tous les points. Bienveillante souriante, courageuse, hardie, croyante, raisonnable, etc. Le seul défaut que j’ai à peine entrevu, c’est qu’elle n’écoute pas le murmure de son cœur sur le plan amoureux. Et encore, ce défaut se change en qualité ! J’adorais son personnage, je m’y sentais attachée, mais elle ne montrait pas la réalité, surtout de cette époque. Il en va de même pour sa famille que nous ne connaissons qu’en surface, et encore ! Sa famille trempe dans une légère pauvreté et les fonds s’amenuisent, c’est pourquoi Agnès décide de travailler comme gouvernante. Fin de l’histoire familiale. Aucune précision réelle sur leur personnalité, exception fait que son père est un généreux prêtre. Étant donné que le sujet principal était l’éducation des enfants, il aurait été merveilleux d’approfondir les racines d’Agnès. Enfin, tant que nous découvrons les familles dans lesquelles la jeune femme fait ses preuves, le bonheur est au rendez-vous. La première est le nid tout désigné pour héberger de futurs adultes aux tendances agressives : un garçon qui égorge des animaux par pur plaisir ; des jeunes sœurs d’une insolence exceptionnelle pour leur jeune âge ; une mère inexistante ; un père imposant montrant l’exemple de la violence à son fils ; bref, toute une famille ! La deuxième a une base un peu mieux centrée, mais axée généralement vers la frivolité, l’égoïsme, l’excentricité, en somme, une famille tournée vers la société mondaine. Ce sont des jeunes filles qui se préoccupent un peu trop de leur amour propre, surtout l’aînée, mais elles restent des personnes agréables et attachées à leur gouvernante. Et il y a également le jeune gentleman de l’église… mais chut, je garde ça secret ! 

Ainsi, vous avez bien compris, mon cœur a complètement craqué pour ce livre qui se mange comme un bonbon et par cette auteure que je qualifie de remarquable. À vrai dire, sa plume a quelques similarités avec celle de Jane Austen, sans pour autant lui ressembler. Un moment de détente incomparable et qui, je dois l’avouer, sera un de mes classiques anglais préférés ! Même si la bourgeoisie n’y paraît pas, ainsi que les mésaventures habituelles des jeunes dames de cette classe ( comme les roman de madame Austen ), on est emplit de tendresse, de joie, de bien-être quoi ! Un analgésique littéraire, je dirais ! Un roman que vous ne devez pas laisser de côté, car vous ne ferez pas connaissance avec un talent semblable pour le maniement des mots. Malheureusement, impossible de la comparer à sa sœur, Emily Brontë, car elles ont toutes deux leur cachet personnel, tout comme doit l’avoir Charlotte Brontë. Un trio pourvu de grandes aptitudes !

Extrait du livre : « - Non, mais il est toujours fort désagréable de vivre avec des créatures que l’on ne comprend pas et que rien n’impressionne. Vous ne pouvez les aimer ; et, si vous les aimez, votre affection est perdue ; ils ne peuvent ni la rendre, ni l’apprécier, ni la comprendre. En admettant, ce qui est peu probable, que je tombe encore sur une famille pareille, j’ai l’expérience pour guide, et je m’en tirerai mieux une autre fois. Laissez-moi de nouveau essayer. » p. 70. 

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë

Les hauts de Hurle-Vent





Éditions : LGF
Année : 1974
Pages : 477
Catégorie : Classique anglais
Âge : Dès 13 ans
Temps de lecture : Deux semaines
Résumé :
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord.
Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, il prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage.
La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et frustre.
Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses sœurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée. 


 

Source : livre.fnac.com












Mon avis ( juillet 2010 ) : Est-il possible que ce roman exposant les douloureuses émotions de l’amour et de la vengeance ai été écris par une gente dame constamment confinée dans sa demeure ? Par la force des mots et les entrelacs de l’histoire, j’avais bien de la difficulté à le croire. Et par le fait même, je m’attendais à un récit quelque peu différent, bien que le résumé m’avait préparée à cette découverte. Non, j’imaginais une histoire d’amour davantage… belle et moins égoïste ? Ceci dit, cela n’a pas entravée outre mesure mon plaisir. Autre surprise : l’ambiance gothique et ténébreuse qui frôle le domaine. La pluie habillant le château et les nuits obscures donnaient une touche exaltante à l’intrigue, car elle se mariait bien avec l’attitude de Heathcliff et ses sombres desseins. Je ne m’y attendais point, surtout en contemplant l’illustration ! Cela m’amène à aborder l’histoire qui se déroule autour de la famille anglaise demeurant sur ce domaine des plus magnifiques. Une famille guère dissemblable des autres, mais qui s’est vue accueillir un bohémien qui sera le géniteur d’innombrables maux. Seul Earnshaw l’a aimé avant sa mort, suivit de près par sa fille Catherine qui a commencé à nourrir des sentiments particuliers envers ce jeune homme abscons. Or, un autre homme entrera dans sa vie, avec moins d’impact sur son cœur, mais simplement assez pour qu’elle lui accorde sa main. Cependant, ce mariage sera le tison qui attisera le feu sommeillant en Heathcliff, déjà largement effrayant, et sa vengeance s’étalera jusqu’à leurs enfants. Ceux-ci n’ont pourtant rien à voir avec l’histoire d’amour impossible de leurs parents, mais par la malédiction de la présence d’Heathcliff, ils auront leur part du gâteau. Cette intrigue amoureuse où se côtoie quelques brins de sentiments amoureux, d’orgueil, de vengeance et d’hostilité est en soi une excellente histoire, bien que malheureuse, et Emily Brontë a su dépeindre des personnages au personnalité complexe avec une belle agilité. Même si elle a omis souvent des détails quant aux paysages qui colorent leur vie, son écriture est tout a fait puissante et clairvoyante, ce qui embellit prestement cette bilieuse histoire d’amour.

La complexité des personnages et l’un des atouts de ce bouquin, notamment le protagoniste d’Heathcliff. Comment un homme peut mijoter autant de cruauté depuis sa jeunesse ? Que lui est-il arrivé avant son entrée au manoir ? Ses questions restent sans réponse, car Heathcliff demeure un mystère à nos yeux et son caractère enténébré transpose sa vengeance au sein de la réalité. Il faut dire que la répugnance que lui accordaient les membres de la famille qui l’ont hébergé n’a fait qu’empirer son esprit sibyllin dont la corruption était déjà en marche. Mais bien que sa personnalité ne peut que faire naître chez-moi de l’incompréhension et de l’antipathie, j’ai été très surprise de le voir s’éprendre secrètement de Catherine. Je pense que ce fut la seule effluve de bonté qui a osé se montrer chez-lui, même si elle s’est assombrie lors du mariage de Catherine. Parlant de celle-ci, je l’ai elle aussi détesté, car son orgueil prenait souvent emprise sur son cœur ou sur son esprit l’a rendant infatuée et insolente, sans pourtant qu’elle ne tombe dans le dangereux labyrinthe dans lequel s’est perdu Heathcliff. Mais cette femme gâtée témoigne un grand amour envers lui, même si elle misera sur le riche plutôt que le pauvre sans penser que sa fille et d’autres personnes en portera les coups. Allez savoir pourquoi elle n’a pas suivi les élans de son cœur ! En effet, celle-ci, qui porte le même prénom que sa mère, naîtra sous le signe de la malchance et devra composer avec le caractère ignoble d’Heathcliff, de son neveu et de son fils. La savoir entre les murs de ce château hanté par la vilenie est douloureux puisque cette jeune fille est la seule en qui j’ai eu l’audace de m’attacher. Son bonheur n’a d’égal que sa chaleureuse personnalité et pendant un certain temps, elle était le soleil qui embellissait le récit, mais qui s’est voilé rapidement par la tristesse et la désillusion. Mais un jour les malédictions doivent s’éteindre… Il y a bien d’autres personnages, mais je n’en ferais pas mention puisqu’il sont nombreux, notamment la servante, narratrice du récit, et le visiteur en ces lieux après les tragédies qui s’y sont déroulées.  

En somme, ce fut une lecture tout a fait alléchante, bien qu’elle ne figure pas dans mes coups de cœur. La plume d’Emily Brontë est fabuleuse, riche en émotions et en surprises, et il me tarde de découvrir ce que me réservent les plumes de ses sœurs. Le récit fait tout a fait honneur aux classiques anglais et cette atmosphère gothique m’a plu énormément, car je n’entre pas dans cet univers très souvent. Mais j’aurais aimé que l’apparition de Catherine en tant que revenant soit davantage élaboré puisque cette vision s’estompe et l’auteure n’y fait plus mention, la gardant empreint de mystère. Comme l’ambiance était propice aux révélations paranormales, cela aurait donné un soupçon d’occultisme et aurait offert davantage de véracité au comportement hagard d’Heathcliff à la fin de l’histoire. Autrement, je ne peux que vous conseiller cet appétissant roman anglais décrivant l’ancien romantisme, celui de l’amour engendrant la souffrance. Il vous fera passer des moments troublants !

Extrait du roman : « Oui, vous étiez allé vous coucher le coeur gonflé d'orgueil et l'estomac vide : belle raison, en vérité ! Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments. Mais si vous avez honte de votre susceptibilité, ayez soin de lui demander pardon quand elle rentrera. Vous irez la trouver, vous lui offrirez de l'embrasser, et vous direz... vous savez mieux que moi ce que vous avez à dire ; seulement, faites-le de bon coeur, et non comme si vous croyiez que sa belle robe l'a transformée en étrangère. Et maintenant, bien que j'aie à préparer le dîner, je vais dérober un moment pour vous arranger de telle sorte qu'Edgard Linton aura l'air d'une vraie poupée à côté de vous : et c'est l'air qu'il a, vraiment. Vous êtes plus jeune et pourtant je parierais que vous êtes plus grand et deux fois aussi large d'épaules. Vous pourriez le jeter par terre en un clin d'oeil : ne vous en sentez-vous pas capable ? » p. 84.

jeudi 21 octobre 2010

Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley

Le meilleur des mondes



Coup de coeur !


Éditions : Pocket
Année : 2002
Pages : 284
Catégorie : Romans de science-fiction
Âge : Dès 14 ans
Temps de lecture : Trois jours
Résumé : Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d'œuvre de la littérature d'anticipation a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps. "Aujourd'hui, devait écrire l'auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... Nous n'avons le choix qu'entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique."  

Source : livre.fnac.com

Mon avis ( mai 2010 ) : Quel indescriptible roman d’anticipation et de science-fiction ! Ce livre est une épopée intenable au sein d’un futur qui pourrait être le nôtre, un monde dans lequel nous n’aurions ni identité, ni foi en la vie. Ce n’est pas simplement un livre qui nous relate une existence possible dans l’avenir, mais c’est également un avertissement à quiconque s’alarme devant cette réalité utopique où la protection, la santé et le bonheur prônent d’une manière malsaine, implicitement défavorable, car ces humains ne se rendent pas compte de leur situation. Cette société à tous les atouts pour séduire les moutons qui peuplent parmi les citoyens : bonheur sempiternel avec le soma ( une drogue bien masquée, je dirais ) ; aucun problème de santé ; indifférence à la douleur, la souffrance et la tristesse parce qu’ils n’ont jamais connu ces sentiments pourtant précieux ; modernité offrant toute la gamme de la consommation ; toutes ces attrayantes choses qui habillent ce monde a été le déclenchement de cette existence puisque les citoyens étaient comme nous avant. Mais ils se sont noyés dans une dépendance matérialisme, une peur des émotions néfastes et une félicité robotique, géniteurs de cette société que nous dépeint la plume d’Aldous Huxley. Dès l’instant où nous ouvrons les portes de cette communauté, l’incrédulité et l’antipathie nous assaillent soudainement. En quelques chapitres, le tableau prend une nouvelle dimension et c’est avec inimitié que l’on comprend la logique du système. Il n’y a plus de vie, comme si une virtualité réelle avait pris les humains d’assaut ; comme si on avait échangé leur âme pour une structure robotique. Des bébés naissant dans des bocaux au libertinage des enfants, de l’hypnose nocturne au drogue du bonheur, du conditionnement mental au joug du matérialisme, tout m’a horrifiée. L’histoire est ma foie très triste, car cette mentalité reste dominante, ce qui n’est pas étonnant après un dressage aussi prolongé. Nous y rencontrons en premier lieu Bernard, homme dont je mettais tous mes espoirs, puis Lenina, qui vont faire rencontre, dans la Réserve des Sauvages ( humains vivant hors de la fausse réalité ), avec un jeune sauvage, lequel sera le seul témoin de cette abomination. Il essaiera de réveiller ces esprits et de lever le voile sur ces yeux ternes, mais la facilité n’est guère présente lorsqu’on doit rallumer des humains endormis dans une lente léthargie psychologique…

Je croyais, au début, que je pouvais mettre mes espoirs sur Bernard, jeune homme Alpha différencié de ses pairs par ses habitudes divergentes. Or, moi qui pensait que cette différence allait être sa porte de sortie hors de cette léthargique réalité, je me suis fourvoyée complètement puisque cette porte s’est refermée assez rapidement afin qu’il plonge de nouveau dans ce long sommeil éveillé. Et pourtant, il commençait tout juste à ouvrir les yeux, à se questionner sur le sens véridique de cette vie terne et les notions inculquées lors de leurs nuits ( il est un spécialiste de l’hypnose ). Ses compères le traitaient avec une haine implicite, son emploi glissait rapidement de ses mains, bref, j’espérais qu’il deviendrait un futur rebelle. Cependant, son attitude changea lorsqu’il revint de son aventure avec Lenina dans la Réserve des Sauvages, accompagnés de l’un d’eux. À vrai dire, ce qui aurait pu être son illumination devint sa noirceur qui le fit retomber au sein du troupeau. J’ai plutôt apprécié spécifiquement le jeune sauvage catholique et à la philosophie très détaillée ( il connaît toutes les pièces de Shakespeare ), pour qui le sens de la vie n’a pas la même saveur que les «  robots » du monde derrière sa réserve. Étant né d’une mère venant de cet univers et qui s’est retrouvée perdue dans la Réserve avec un rond bien arrondi ( une honte pour eux ), sa curiosité était immense à l’égard de cet autre réalité. Toutefois, lorsqu’il prit pied dans leur société, ce fut pour lui une dépression morale. Cette morosité douce et joyeuse pour les humains et cette vie exempte de toutes émotions négatives le dégoûtaient. Quelques temps après son entrée, il fit sa première rébellion, clamant ses idées pour réveiller ses somnambules dont ses paroles ne leur firent aucun effet. Qui écouterait un insoumis, un maquisard ? Tout comme lui, je fus désespérée par leur silence et je fus attristée de le voir s’enfuir loin de cette civilisation qui ne cessait pas de le poursuivre, même lors de son recueillement. La seule chose qui me décevait chez-lui était sa pratique religieuse extrême de laquelle il se flageolait pour souffrir en l’honneur de Dieu et pour oublier une femme de ce monde. Une triste façon de ternir la liberté qu’il arborait, mais ce fut tout de même son choix. Quant aux humains, n’en parlons pas ! Ces prototypes humains ont été blanchis par des paroles constantes qui déclamaient des concepts dont nous nous approchons rapidement et leur âme a été digérée par leur esprit ensommeillé. Impossible de les réveiller ou de leur ouvrir les yeux, car ils se meuvent dans un bonheur utopique qui sera leur prison sempiternelle. Et cette Lenina, compagne de quelques soirs de Bernard, est l’un de ces robots, une femme noyée par les charmes de cette nouvelle société. Comme tous les autres, elle ne se réveillera peut-être jamais…

En somme, ce roman est une futurologie délicieuse et surtout, un récit sur la moralité de notre peuple par lequel l’auteur nous annonce que nous sommes plus moutons qu’humains. Il y a également cette pensée sur les émotions qui orne l’histoire : les sentiments de tristesse et de souffrance sont précieux, car ils nous font évoluer vers le vrai épanouissement. De même, pour les chevronnés en la matière, cette histoire regorge de symboles hétéroclites dont les significations peuvent être assez ténébreuses. C’est une admonestation qu’il vaut mieux lire pour comprendre ce dans quoi la société s’embarque. Personnellement, si un jour le monde venait à se transformer en cette calme virtualité, je ferais comme le Sauvage, car jamais je ne me robotiserais pour assouvir les idées de pouvoirs des hauts-placés. Quant à la plume de l’auteur, elle ne m’a pas autant accrochée que l’histoire puisque, aimant les écritures délicates et sensibles de poésie, je la trouvais légèrement scientifique à l’occasion, bien qu’elle soit tout de même assez captivante. Ainsi, je ne peux qu’après une aussi trépidante lecture, vous clamer les honneurs de ce livre ! Vous devez le lire ! Ce roman, doué de paroles saisissantes, pourra sûrement réveiller encore quelques moutons parmi le troupeau en espérant que ceux-ci ne se détournent pas devant la vérité. Un chef d’œuvre de science-fiction, je vous le dis !

Extrait préféré du roman : « - Mon cher jeune ami, dit Mustapha Menier, la civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique. Dans une société convenablement organisée comme la nôtre, personne n'a l'occasion d'être noble ou héroïque. Il faut que les conditions deviennent foncièrement instables avant qu'une telle occasion puisse se présenter. Là où il y a des guerres, là où il y a des serments de fidélité multiples et divisés, là où il y a des tentations auxquelles on doit résister, des objets d'amour pour lesquels il faut combattre ou qu'il faut défendre, là, manifestement, la noblesse et l'héroïsme ont un sens. Mais il n'y a pas de guerres, de nos jours. On prend le plus grand soin de vous empêcher d'aimer exagérément qui que ce soit. Il n'y a rien qui ressemble à un serment de fidélité multiple ; vous êtes conditionné de telle sorte que vous ne pouvez vous empêcher de faire ce que vous avez à faire. Et ce que vous avez à faire est, dans l'ensemble, si agréable, on laisse leur libre jeu à un si grand nombre de vos impulsions naturelles, qu'il n'y a véritablement pas de tentations auxquelles il faille résister. Et si jamais, par quelque malchance, il se produisait d'une façon ou d'une autre quelque chose de désagréable, eh bien, il y a toujours le soma qui vous permet de prendre un congé, de vous évader de la réalité. Et il y a toujours le soma pour calmer votre colère, our vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. À présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le même peut être vertueux, à présent. On peut porter sur soi, en flacon, au moins la moitié de sa moralité. Le christianisme sans larmes, voilà ce qu'est le soma. » p. 262-263.

Lady Susan de Jane Austen

Lady Susan





Éditions : Gallimard
Année : 2000
Pages : 116
Catégorie : Romans classiques
Âge : Dès 12 ans
Temps de lecture : Quelques heures
Résumé : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.
Source : renaud-bray.com

Mon avis ( avril 2010 ) : Renouée avec la plume bellissime de Jane Austen, voilà qui fut la plus noble offrande de ce livre. Encore une fois, l’envoûtement m’est venue et je suis tombée entres les pages, pour quelques tendres heures, voguant sur les lettres qui parsèment l’histoire. Et c’est là le seul point négatif qui découle de ce roman. Trop rapide. Un livre de cent pages venant d’Austen, c’est à la fois un merveilleux moment de lecture, mais également une terrible torture, car je n’avais point envie de fermer le roman, j’aurais adoré que le récit s’étire en longueur et puisse ne jamais se terminer. C’est pour cette raison, si cruelle soit-elle, que ce roman ne fut pas un coup de cœur, à cause de la petitesse du nombre de pages. Ces quelques heures perdues dans l’univers anglais de l’auteure ne m’ont pas suffi à devenir grande amie avec les personnages et à saisir toutes les subtilités de leur personnalité, mon passe-temps préféré lorsque je déguste un récit. Cependant, il reste que ce fut une lecture tout en plaisir et son originalité épistolaire a été bien appréciée de mon amour littéraire. Le récit débute par une lettre de Lady Susan à M. Vernon, pour ensuite enchaîner sur d’autres missives où nous découvrons la personnalité audacieuse et infatuée de Lady Susan, cette dame qui use de ces capacités de fausses émotions et de sa séduisante beauté pour obtenir ce qu’elle veut et faire tomber tous les hommes à ses pieds, même le pauvre Reginald qui avait pourtant une mauvaise estime d’elle avant de tomber dans le panneau à son tour. Cette dame rusée et frivole s’invite chez son beau-frère et sa famille pour quelques semaines de détente afin de s’éloigner des Manwaring chez qui elle n’a causé que des dualités. Or, sa fille dont elle n’éprouve aucune tendresse et qui vit sous le joug despotique de celle-ci est renvoyée de l’orphelinat pour se rendre chez les Vernon, au grand dam de sa mère. De missive en missive, de matoiserie en matoiserie, nous pénétrons dans un court récit encore digne du talent littéraire de cette dame anglaise. 

Lady Susan est un personnage étrange dont les objectifs sont difficiles à saisir. Que veut-elle vraiment ? Duplice et cauteleuse, elle sait pertinemment contrôler les gens de son entourage, particulièrement les hommes, afin que ses ruses noyées dans l’ombre l’amènent à savourer ses victoires. Mais y a-t-il vraiment des objectifs derrière ses victoires ? Ou seulement un malin plaisir à provoquer la discorde ? Peu importe, son charme irrésistible agit tel un masque sur son caractère et moi-même, au tout début, je la trouvais dénuée de scrupule. Or, nous découvrons la vérité sur sa personnalité à chacune de ses missives, lorsque ses manières et son ton prennent une note tout a fait différente. Dame distinguée avec la famille Vernon, elle devient outrecuidante avec sa chère amie dont la personnalité va de paire avec celle-ci. C’est dans cette atmosphère de sournoiserie que nous faisons également rencontre avec la fille de Lady Susan, Frederica, cette pauvre enfant timorée et soumise à l’autorité exécrable de sa mère. Étant renvoyée de l’orphelinat, elle n’a seul choix que de retrouver sa génitrice chez les Vernon, une situation que Lady Susan regrette amèrement puisqu’elle ne veut pas cette «  enfant indisciplinée » dans les parages. D’autre part, elle ne pense qu’à marier sa progéniture à Sir James, alors même que la différence d’âge est énorme. Néanmoins, cette jeune fille bienveillante trouvera refuge entre les bras de Madame Vernon qui lui portera une grande sympathie. Celle-ci essaiera de la délivrer des griffes de sa mère, malgré les embûches que cette dame perfide érigera. Finalement, il y a Reginald, cet homme qui tombera sous l’influence de Lady Susan. Pourtant, il se méfiait déjà à l’avance de son caractère, mais lorsque ses yeux croisèrent ceux de la belle dame, il en fut vite tombé amoureux. Cependant, il résistera quelques fois à son emprise, mais pour mieux y retomber par la suite, jusqu’à la déception finale. Ainsi, seules Frederica et Madame Vernon m’ont plu pour leur délicate sensibilité et leur bonhomie douceâtre. 

Ergo, j’ai adoré ce récit épistolaire typiquement anglais et bourgeois dans lequel j’ai plongé avec délectation, mais pas autant qu’avec Raisons et sentiments. La plume enchanteresse de Jane Austen m’inspire toujours et à chaque fois, je suis médusée par ses mos si nobles et raffinés qui sont une source sempiternelle de plaisir littéraire dont je m’abreuve sans être rassasiée. Si vous n’avez jamais goûté à la charmante écriture de cette grande dame, vous devez le faire, et maintenant ! Dans mon cas, je ne pourrai guère m’empêcher de lire un autre de ses romans d’ici l’été, notamment Orgueils et préjugés dont je lis tant de somptueuses critiques. 

Extrait préféré du roman :  « Bien que dépourvue de tout talent de société, elle est loin d’être aussi ignorante qu’on pourrait s’y attendre, car elle aime la lecture et passe parmi les livres l’essentiel de son temps. Sa mère lui laisse plus de liberté qu’au début. Je m’arrange pour qu’elle soit avec moi autant que faire se peut, et je me suis efforcée de surmonter sa timidité. Nous sommes de grandes amies. Quoiqu’elle n’ouvre jamais la bouche en présence de sa mère, elle parle suffisamment quand nous sommes en tête à tête pour qu’il apparaisse clairement que, si Lady Susan s’y prenait bien avec elle, Frederica ne manquerait pas de produire une impression beaucoup plus favorable. Il n’y a plus doux, plus aimant, on ne voit pas de manières plus obligeantes, lorsqu’elle n’agit pas sous la contrainte. Ses petit cousins sont tous entichés d’elle. » p. 55.


Critiques d'ailleurs :
Lou , Charlie Bobine , Aufildeslivres , Jules , Nanou , Restling , Tamara , Karine , Edea , Isil , Katell , Romanza , Allie

mercredi 20 octobre 2010

Raisons et sentiments de Jane Austen

Raisons et sentiments



 Coup de coeur !




Éditions : Archipoche
Année : 2006
Pages : 442
Catégorie : Romans classiques
Âge : Dès 13 ans
Résumé : Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l'hypocrisie feutrée.
L'aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s'éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de coeur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu'au jour où Willoughby disparaît... Publié en 1811, Raison et sentiments est considéré comme le premier grand roman anglais du XIXe siècle.
L'avant-propos d'Hélène Seyrès permet de replacer dans son contexte ce classique de la littérature, dont l'auteur a influencé nombre d'écrivains majeurs, tels Henry James, Virginia Woolf ou Katherine Mansfield.



Source : decitre.fr

Mon avis ( janvier 2010 ) : Je suis sans voix… comment décrire ce chef d’œuvre, cette inoubliable histoire de laquelle se délivre une écriture raffinée, riche et élégante d’intensité ? Dès les premières minutes où j’ai effleuré les pages, j’ai été transportée dans l’univers typiquement anglais de Jane Austen. Ce monde de raffinement, de courtoisie, de parties entre amis, de dualités et de sentiments a résonné dans mon cœur telle une douce mélodie. Les personnages de Elinor et de Marianne sont devenus, entre ces feuillets, mes sœurs pour quelques moments, peut-être même pour la vie, notamment la belle et rêveuse Marianne en laquelle j’ai vu une âme-sœur, ce que j’avais rarement ressenti lors de mon périple littéraire ( excluant la poétique Anne dans la série populaire de Lucy Maud Montgomery ). L’histoire de ces deux frangines m’a captivée, leurs amours m’ont chavirée et l’intrigue qui s’est déroulée autour de leurs amants était alléchante, voire même tellement prenante que j’étais autant indignée que les deux sœurs Dashwood. Et que dire sur l’exquise plume de Jane Austen que je compare à une berceuse tant son écriture est délicate, dénuée de mauvaises notes et qui nous chante ce récit à l’aide d’une perspective épurée. En fait, je n’ai que des éloges pour cette grande dame qui est désormais pour moi une des mes auteures fétiches.

L’introspection psychologique des personnages a été un aspect que j’ai le plus apprécié dans l’écriture de Jane Austen car elle aborde avec justesse tant les sentiments que la personnalité des protagonistes. Comme je l’ai écrit plutôt, je me suis prise tout de suite d’attachement pour Marianne, particulièrement à cause de sa sensibilité et sa philosophie de vie similaire à la mienne. Je la voyais sans difficulté s’extasier devant chaque pousse de la nature et chaque tableau symbolique avec l’œil mélancolique. Malheureusement, son cœur noyé par les sentiments ressentira une grande secousse lors de son premier amour, qui va s’avérer pénible à mesure que l’intrigue s’agrandira… Le seul regret que j’ai envers cette jeune dame est sa manière silencieuse d’abhorrer ce qui n’inclut pas dans ses intérêts ainsi que sa décision finale qui va à l’encontre de son «  système bien arrêté », ce dont j’étais quelque peu outrée. Parallèlement, il y a aussi l’objective Elinor qui penche, au contraire de sa sœur, vers le raisonnement, une caractéristique qui va beaucoup l’aider dans ses mésaventures avec Edward et le chagrin de sa sœur, mais qui va aussi lui procurer quelques peines silencieuses dussent au refoulement de ses sentiments. Intègre, sincère et dévouée envers les autres, elle vivra une histoire d’amour des plus difficiles, sans toutefois se donner à la tristesse. Au contraire, malgré de lourds secrets, elle va continuer de vivre normalement en guidant sa jeune sœur et en évoluant parmi la société aristocratique. En fait, l’auteure les a merveilleusement dépeintes, tant du côté des soeurs Dashwood que des autres protagonistes tels que l’indicible séducteur Willoughby, l’honorable Edward, la tendre mère Dashwood, la sournoise Lucy, la charitable Mme Jennings, de même que les autres acteurs du récit.
 
Par conséquent, ce roman plonge les lecteurs dans l’univers de la " gentry anglaise " où la société et le rang des personnes prennent une place importante dans la vie des citoyens. Nous voyons, à travers les yeux des sœurs Dashwood, combien il était primordial de se marier avec une personne modestement riche, de s’intégrer dans la société entre les parties et les bals, d’éventer les rumeurs avec une indicible jalousie et de s’adonner aux conquêtes amoureuses qui nous font valoir la haute hiérarchie des hommes sur la femme, malgré le commencement de leurs droits, ainsi que la duplicité morale que font souvent preuve les gens de la société. En outre, ce délicieux bouquin au raffinement exquis, à l’écriture douée de sublimes notes, à l’histoire alléchante et aux personnages complexes et captivants est dorénavant un de mes coups de cœur. Cela dit, je ne peux que vous le conseiller chaudement en espérant que cette œuvre majeure vous fera le même effet qu’à moi-même. Certes, après un plongeon si fulgurant, je ne résisterai pas à découvrir ses autres écrits, notamment Emma, Northanger Abbey, Orgueil et préjugés ou Lady Susan qui sont maintenant dans ma bibliothèque. Vivement cette retrouvaille avec l’écriture de cette dame talentueuse !


Extraits du livre : « Oh ! s'écria Marianne, avec quels transports je voyais tomber les feuilles ! Quelles délices, quand je me promenais, de les voir tourbillonner autour de moi, emportées par le vent ou entraînées dans le ruisseau ! Quel sentiment de douce mélancolie m'inspiraient ces arbres effeuillés, cet air sombre d'automne, ces feuilles jaunes et flétries qui résonnaient sous mes pas ! Maintenant personne ne les admire, personne ne les regarde, on les dédaigne, et l'on se hâte de les balayer ; de les ôter. »


Critiques d'ailleurs : Monlunivers , Aufildeslivres , Cocola , Restling , Tamara , Stephanie , Loulou , Isil , Yueyin , Katell , Romanza , Allie , Cecile

lundi 18 octobre 2010

La marque de Windfield de Ken Follett

La marque de Windfield





Éditions : Robert Laffont
Année : 1994
Pages : 497
Catégorie : Romans historiques / uchroniques
Âge : Dès 14 ans
Résumé : 1866. Un jeune élève du collège de Windfield, non loin de Londres, se noie lors d’une escapade qui tourne au drame. Plusieurs garçons sont témoins. Parmi eux, Edward Pilaster, l’héritier de la fortune des Pilaster, une richissime dynastie de banquiers, Hugh Pilaster, un cousin pauvre d’Edward, et Micky Miranda, fils d’un grand propriétaire terrien d’Amérique du Sud.
Ce tragique accident - mais s’agit-il d’un accident? - et les secrets qui l’entourent vont marquer à jamais ces trois garçons. Leurs destins ne cesseront plus de s’entrecroiser au fil des rivalités amoureuses et des luttes impitoyables pour s’assurer le contrôle de la banque.
Bureaux lambrissés d’acajou des grands temples de la finance… Bas-fonds où les gentlemen s’encanaillent dans le jeu ou la débauche…
En faisant le récit haletant des passions qui déchirent cette famille de grands banquiers, Ken Follett redonne vie à la fascinante Angleterre victorienne. Dans toute sa splendeur. Dans toute sa noirceur.


Source : laffont.fr

Mon avis ( août 2009 ) : En toute franchise, j'étais heureuse de finir cette lecture. Au début du livre, le scénario était palpitant et je m'attendais à une excellente histoire. Un meurtre mystérieux est commis au collège de Windfield et seul quelques élèves sont spectateurs. Mais lorsque j'ai entamé la première partie, je fus tout simplement ennuyée par l'intrigue. Je m'attendais à ce que celle-ci tourne autour du meurtre, mais ce n'était pas le cas. En fait, le dénouement apparaît seulement à la fin et quelques fois au milieu de l'histoire. La trame en général est seulement axé sur la banque Pilaster et les manigances qui l'entoure. Comme je n'y connaissais rien aux affaires entourant les banques, je me suis ennuyée d'un bout à l'autre.

En ce qui concerne les personnages, j'étais déçue et il me fut impossible de m'attacher à l'un d'eux. Augusta, cette inconcevable manipulatrice, m'a laissé un goût amer dans la bouche et je la détestais autant que Hugh. Dommage que ses actions étaient prévisibles ! Edward et Micky, ces affreux gentlemans qui se noient dans l'alcool et la débauche dans les clubs, étaient encore plus détestables qu'Augusta. Les seuls qui attiraient ma sympathie étaient Maisie et Hugh, mais encore je n'étais pas capable de m'y attacher.

Bref, cette histoire de complots et de banquiers n'aura pas réussi à m'atteindre et selon mon opinion, il est bien loin d'être un best-seller. Par contre, l'écriture de Ken Follett a de l'originalité et je compte bien découvrir d'autres de ses romans pour mieux me faire une idée sur l'auteur.

Extrait du livre : « Elle était étonnée d'apprendre que le départ de Hugh allait coûter beaucoup à la banque. L'idée ne lui était pas venue qu'en donnant de l'avancement à Edward et en sapant  la position de Hugh elle aussi perdait de l'argent. À un moment, elle se demanda si elle ne risquait pas de mettre en péril l'établissement sur lequel elle fondait tous ses espoirs et tous ses projets. Mais c'était ridicule. La banque Pilaster était extrêmement riche : rien de ce qu'elle pourrait faire ne la menacerait jamais. »

Critiques d'ailleurs : Monlunivers , Jules , Lou , Tamara , Romanza , Kidae

dimanche 17 octobre 2010

Un amour secret de Barbara Taylor Bradford

Un amour secret




Éditions : LGF Livre de Poche
Année : 1999
Pages : 187
Catégorie : Romans d'amour
Âge : Dès 13 ans
Résumé : Vanessa et Bill n'auraient jamais dû se rencontrer.
Pourtant, la jeune femme, mariée à un avocat, et le grand reporter américain, qui risque sa vie sur tous les points chauds de la planète, se croisent à Venise, la cité des amours romantiques, et c'est le coup de foudre. Ils choisissent de s'y retrouver, aussi souvent que le leur permettront l'actualité et le travail de Vanessa, créatrice de verrerie d'art à New York. Ils songent déjà à l'enfant qu'ils engendreront là, aussitôt que le divorce de Vanessa aura été prononcé.
Et puis, un jour, l'un des deux amants ne vient pas au rendez-vous. Le destin peut-il avoir la cruauté de reprendre l'amour qu'il semblait avoir si généreusement donné ? La romancière de l'Espace d'une vie nous met une fois encore dans la confidence d'une bouleversante histoire sentimentale.


Source : decitre.fr

Mon avis ( mai 2009 ) : Un roman avec une histoire d'amour comme une autre, raconté dans une simple écriture, sans grands artifices. Voilà ma première impression en parcourant les premiers chapitres. L'histoire m'a peu touchée, sauf à la toute fin où les larmes m'ont monté aux yeux, et je n'ai pas réussis à m'attacher aux personnages. Cependant, j'aimais bien l'arrière-plan de Venise ( je pouvais presque en ressentir les effluves ) et j'ai commencé à apprécier la plume douce et simple de l'auteure. Bref, pour tout dire, je ressors un peu déçue de cette lecture. Malgré cette déception, je vais tout de même continuer de lire les écrits de madame Bradford. Toutefois, le roman reste un agréable bouquin à lire, mais ne vous attendez pas à quelque chose de grandiose.

Extrait du livre : « À peine embarqués, Bill serra Vanessa contre lui. Il s'étonnait qu'elle ait pris en si peu de temps une telle place dans sa vie, d'autant qu'il ne se croyait pas capable d'éprouver des sentiments aussi profonds pour quiconque en dehors de sa fille et de sa mère. Leur intensité comme leur soudaineté l'émerveillaient. »

vendredi 15 octobre 2010

Nell de Mary Ann Evans

Nell



Coup de coeur !


Éditions : France Loisirs
Année : 1995
Pages : 224
Catégorie : Romans dramatiques
Âge : Dès 14 ans
Résumé : Nell a vingt-neuf ans lorsque meurt sa mère.
Traumatisée par un viol dans sa jeunesse, celle-ci l'a élevée à l'écart du monde, dans une cabane au fond des bois. Nell a un comportement quasi animal, parle un langage étrange et incompréhensible, hurle à l'approches des hommes. Deux êtres vont s'intéresser à elle et, malgré leurs divergences sur la marche à suivre pour la ramener à la civilisation, se rapprocher dans l'amour qu'ils lui portent. Sur le thème de " l'enfant sauvage ", un roman chaleureux et passionnant tiré du film produit et interprété par Jodie Foster.


Sources : alapage.com, decitre.fr

Mon avis ( décembre 2008 ) : Que dire de ce roman qui m'a profondément touché ? Décrire ce que j'ai ressenti en parcourant ce livre serait bien compliqué. Je peux juste dire que je comprenais la peur de Nell et que, dès qu'elle est apparue dans l'histoire, je l'ai tout de suite adoré tant par son innocence que par son émerveillement face à la beauté de toutes les choses et les actions autour de nous, même les plus simples comme manger un bol de gruaux. Bref, elle m'a touché jusqu'à l'âme comme elle l'a fait pour les deux docteurs, même la plus froide des deux. Et je suis bien heureuse que le docteur Jerry a su protéger la jeune sauvage contre les médecins d'aujourd'hui, tous portés vers la guérison par les médicaments et qui ne voulaient qu'une seule chose : l'interner pour mieux l'observer, ce qui n'aurait fait qu'aggraver son cas.

Conclusion : ce roman m'a appris beaucoup et je dois dire que Nell est rendue comme une grande soeur pour moi. Il est certain que je n'oublierai jamais cette histoire.

lundi 11 octobre 2010

La prophétesse de Barbara Wood

La prophétesse
Barbara Wood





Éditions : Pocket
Année : 2005
Catégorie : Romans d'aventure
Âge : Dès 13 ans
Résumé : A l'aube du XXIe siècle, alors que l'humanité tout entière semble attendre l'Apocalypse, une femme, Catherine Alexander, fait une découverte capitale en plein cœur du Sinaï : il existerait, quelque part, un manuscrit consignant les intentions du Sauveur. Une
révélation explosive qui pourrait bien bouleverser à jamais le cours de l'Histoire... Mais l'archéologue n'est pas la seule à vouloir découvrir l'emplacement de ce précieux texte venu du fond des âges : le Vatican, l'Egypte, le FBI vont tout faire pour se l'approprier. Catherine parviendra-t-elle à les prendre de vitesse et à s'emparer du document ? Pourra-t-elle révéler au monde entier les secrets bien
gardés de l'Eglise ?



Source : amazon.fr

Mon avis ( octobre 2008 ) : Un roman incroyable qui m'a captivé pendant toute ma lecture où les rebondissements et l'aventure ne cesse de jaillir. Je me demande encore si tout ce que contient les manuscrits a existé ou tout cela n'est que fiction. Outre la longueur du livre, j'ai adoré l'écriture et l'intrigue de l'auteure et selon moi, je n'hésiterai pas à lire d'autres de ces livres. On s'attache rapidement aux personnages, quoique que certains restent vagues à mes yeux. Toutefois, j'ai encore de la difficulté à croire que l'aventure du Dr. Alexander se passe en seulement deux semaines.

Bref, je le conseille aux amateurs d'histoire, d'aventure et de découvertes archéologiques.

vendredi 24 septembre 2010

Le cercle des loups de Nicholas Evans

Le cercle des loups





Éditions : Pocket
Année : 2000
Catégorie : Romans d'aventure
Âge : Dès 13 ans
Résumé : Hope, petite ville du Montana, est en ébullition. Un loup a dévoré un chien, celui de la fille de Buck Calder, une des personnalités les plus en vue de la localité. La vieille querelle qui oppose les éleveurs, qui se sentent menacés, et les défenseurs des loups, est à son paroxysme. C'est à ce moment qu'arrive Helen Ross, jeune zoologiste de 29 ans, chargée par le service de protection des loups de capturer les animaux pour les munir de colliers émetteurs. Les éleveurs, avec à leur tête Buck Calder, s'opposent à cette mission, sabotent le travail d'Helen et n'hésitent pas à abattre les loups. Helen trouvera en Luke Calder, le fils de Buck, un précieux allié, mais elle devra affronter la haine d'une communauté prête à tout pour chasser les loups de ses terres.

Source : amazon.ca

Mon avis ( septembre 2008 ) : Que dire de ce livre qui est, pour ma part, le premier de Nicholas Evans ? Je trouve que c'est une lecture intéressante mais qui ne m'a pas plongé avidement dans l'histoire comme la plupart des livres. Toutefois, l'écriture de Nicholas Evans est remarquable et j'admire ses paragraphes longs en détails qui nous peint tellement bien le paysage que, à plusieurs occasions, je pensais y être. Hormis le manque de descriptions sur les loups, les personnages sont intéressants et ont chacun une personnalité bien à eux.

À part quelques points négatifs, je n'hésiterais pas à lire d'autres de ces romans.


Critiques d'ailleurs : Philo , Kidae

L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de Nicholas Evans

L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux



Coup de coeur !



Éditions : Pocket
Année : 1999
Catégorie : Romans dramatiques
Âge : Dès 13 ans
Résumé : Comment réagira Annie Graves, vedette de la presse new-yorkaise, lorsque Grace, sa fille unique de 13 ans et son pur-sang, Pilgrim, seront fauché par un quarante tonnes sur une route verglacée ? Elle sera profondément bouleversée, et elle comprendra très vite que, pour sauver Grace, il faut empêcher le sacrifice de l'animal mutilé. Alors, délaissant tout, elle va partir à la rencontre d'un homme qui possède un don mystérieux. C'est là-bas, dans la splendeur du Montana, que vit Tom Booker, le "chuchoteur", celui qui comprend si bien les chevaux et si peu ses propres sentiments.

Source : alapage.com

Mon avis ( septembre 2008 ) : Wow ! Un chef d'oeuvre comme je l'avais pressenti. Sans hésité, j'ai parcouru l'histoire d'une famille vivant un drame émouvant et qui réussit à s'en sortir grâce à l'aide d'un chuchoteur. Une triste mais merveilleuse histoire dont je n'ai pu décrocher facilement. Les personnages sont fascinants et le début et la fin du livre m'a tenu en haleine. J'adore l'écriture de Nicholas Evans qui décrit admirablement bien les paysages ainsi que son goût porté vers la nature. Que dire de plus ? Un roman incroyable que je conseille à tout le monde.

Critiques d'ailleurs : Philo

Le crime de l'Orient-Express d'Agatha Christie

Le crime de l'Orient-Express




Éditions : Hachette jeunesse
Année : 2001
Catégorie : Romans policiers
Âge : Dès 12 ans
Résumé : Dans l'Orient-express bloqué par la neige, la fameux détective Hercule Poirot mène l'enquête. Puisque le criminel ne peut être que dans le wagon, il faut examiner tous les éléments : les quinze voyageurs de nationalités différentes, les douze coups de poignard, les alibis de chacun, ...

Source : Quatrième de couverture

Mon avis ( septembre 2008 ) : Un livre poignant qui m'a captivée du début à la fin et dont je regrette un peu de m'en avoir séparé. Le talent grandiose d'Agatha Christie m'a encore surprise et ce, avec une intrigue digne des plus grands maîtres des romans policiers. Le dénouement, les personnages, l'intrigue, tout est bien ficelé. L'auteure a réussi à me plonger avec avidité dans ce livre malgré que je ne sois pas fan de ce genre de romans. Pour finir, je n'en reviens pas encore de la fin qui est, selon moi, surprenante.

Un délice à lire surtout par une nuit orageuse ou... de tempêtes !


Critiques d'ailleurs : Romanza , Malorie

Le chat et les pigeons d'Agatha Christie

Le chat et les pigeons





Éditions : Le Masque
Année : 1959
Catégorie : Romans policiers
Âge : Dès 12 ans
Résumé : Que de remous dans ce pensionnat de jeunes filles renommé qu'est Meadowbank : des professeurs y trouvent la mort dans des circonstances qui dépassent l'entendement. Le coupable est-il un sadique, ou un membre du personnel ? Les crimes sont-ils liés à la présence d'une jeune princesse orientale ? Y a-t-il une corrélation entre eux et un certain petit paquet de grande valeur qu'on n'arrive pas à retrouver ?

Source : livres.fluctuat.net

Mon avis ( septembre 2008 ) : Un autre excellent roman d'Agatha Christie mais qui, cette fois-ci, se passe dans une école de jeunes filles et dans la révolution de Ramat. Comme toujours, l'intrigue m'a surpris et j'ai tôt fait de me plonger dans l'histoire que je trouve très originale ainsi que le titre. Le seul point négatif que je peux donner à ce roman, ce sont les noms des professeurs. Je ne m'y retrouvais guère, ce qui coupait à l'occasion mon plaisir. Tout de même, ce livre demeure un chef-d'oeuvre de cette grande auteure.

Un cadavre dans la bibliothèque d'Agatha Christie

Un cadavre dans la bibliothèque





Éditions : Le Masque
Année : 1994
Catégorie : Romans policiers / thrillers / espionnage
Âge : Dès 12 ans
Résumé : Le colonel Bentry est contrarié : on l'a tiré de son sommeil pour lui faire constater un fait particulièrement vexant : une jeune femme, inconnue de lui, a été trouvée étranglée dans sa bibliothèque... Venir ainsi se faire assassiner chez les gens ! Surtout que la jeune personne est vêtue d'une toilette tape-à-l'oeil - du satin bon marché et paillettes ! Tout à fait déplacé dans la bibliothèque aristocratique du manoir... Cruelle énigme pour la police. Heureusement que le manoir des Bentry est voisin de Sainte Mary Mead, le village de Miss Marple. C'est le bon sens de celte sympathique vieille dame qui, une fois de plus, permettra de trouver la solution.

Source : lemasque.com

Mon avis ( septembre 2008 ) : Malgré l'intrigue surprenante qu'Agatha Christie a réussi à tisser, j'ai un peu moins apprécié ce roman-ci, que je trouvais ennuyant à certaines occasions. La cause la plus probable c'est que je suis trop ancrée dans les livres de cette excellente auteure. Cependant, malgré cet ennui, encore une fois j'ai été impressionnée par le scénario que madame Christie a réussi à monter. Le meurtrier ? Je n'y aurais jamais pensé ! On s'enfonce tellement profondément dans les personnages que j'ai dû soupçonner une dizaine de fois chaque personne. La fin m'a beaucoup surprise ! L'auteure n'oublie aucun détails dans l'histoire et tout se tient.

J'ai peut-être moins apprécié ma lecture ce coup-ci, mais je ne suis pas dupe pour voir qu'Agatha Christie est la Reine des romans policiers !


Critiques d'ailleurs : Monlunivers