dimanche 17 octobre 2010

Zoya de Danielle Steel

Zoya



Coup de coeur !



Éditions : Presses de la Cité
Année : 1990
Pages : 422
Catégorie : Romans uchroniques
Âge : Dès 13 ans
Résumé : Une jeune émigrée russe va, malgré la pauvreté, lutter pour réaliser son rêve de toujours : devenir ballerine.
Zoya a tout vécu dans ce XXe siècle qui aura été celui de tous les bouleversements : la révolution d'Octobre et ses nuits de violence au cours desquelles sombra la cour des Romanov ; la fin de la Grande Guerre à Paris, où émigrés et fugitifs de toutes sortes se battaient pour survivre en exerçant les métiers les plus divers : chauffeur de taxi, couturière, ballerine... Les années folles en Amérique et la Grande Dépression où, de nouveau, des millions de gens n'avaient qu'une obsession : survivre... Et la Seconde Guerre mondiale, avec son cortège d'horreurs et d'actes héroïques. Les décennies d'après-guerre enfin, plus paisible mais avec des soubresauts aussi brutaux qu'inattendus. Zoya aura été à la fois le témoin et l'actrice de tous ces évènements qui, à des titres divers, devaient modifier de fond en comble le visage de la planète. Une vie exemplaire, une héroïne bouleversante.


Source : danielle-steel.fr

Mon avis ( mai 2009 ) : Quelle incroyable histoire ! Il demeure sans l'ombre d'un doute l'un des meilleurs écrits de Danielle Steel que j'ai lu, pour l'instant du moins. Zoya, une héroïne dotée d'un immense courage, a su se relever à chaque obstacle de sa vie et à chaque évènement troublant qui a façonné notre monde. Attachante, belle, d'une tendresse infinie et déterminée dans ses choix, je n'ai pas su résister à la suivre dans ses mésaventures et j'ai beaucoup d'estime envers elle même si ce n'est qu'un personnage inventé par la talentueuse auteure.

Hormis le début bouleversant de la jeune femme, lorsqu'elle n'était à peine âgée de dix-sept ans, la première partie reste de loin ma préférée. J'ai adoré découvrir la Russie sous la neige, ces demeures majestueuses, la chaleureuse famille du tsar et j'en passe. Grâce à l'écriture de madame Steel, je m'y croyais vraiment, vivant avec la jeune femme les douloureux événements qui l'ont emmené, elle et sa grand-mère, dans la ville de Paris, très loin de son pays natal. La deuxième partie est tout aussi intéressante et j'ai suivis avec attention cette chère Zoya qui fait son entrée dans le ballet, qui n'est pas vraiment apprécié malheureusement. Par la suite, après plusieurs autres moments bouleversants ( l'un d'eux m'a fait verser quelques larmes ), elle s'envole avec son mari Clayton aux États-Unis pour vivre une nouvelle vie et ainsi oublier son passé. Mais la vie continue toujours à la tourmentée tant du côté de l'argent que du côté du coeur. Deux fois veuves, avec trois enfants a élévé ( ce qui va se révéler assez difficile avec sa fille Sacha ) dont une autre fille vers la fin du livre, la jeune femme continue pourtant son combat et elle sera largement récompensée à la toute fin. Cette partie-ci m'a semblé moins intéressante puisque je trouvais qu'il ressemblait beaucoup aux autres romans de Danielle Steel. Toutefois, cela n'a pas affecté du tout ma lecture.

Bref, un roman de toute beauté raconté avec une écriture sublime. N'hésitez surtout pas à connaître cette brave et charmante Zoya Ossoupov.


Extrait du livre : « Zoya entra sur la pointe des pieds dans la chambre où Marie dormait et elle resta un long moment à la regarder. Cela l'ennuyait de la réveiller, mais elle ne pouvait pas partir sans dire au revoir. Ell ne pouvait pas supporter l'idée de la quitter, pourtant il n'y avait pas moyen de faire autrement à présent. Sa grand-mère attendait au rez-de-chaussée et Nicolas avait tout prévu pour elles. Elles devaient suivre le long itinéraire scandinave, par la Finlande et la Suède, jusqu'au Danemark. Il avait donné à Evgenia le nom d'amis de sa tante danoise, et Fiodor les accompagnait pour les protéger. Tout avait été décidé. Il ne restait plus qu'à dire à son amie un dernier adieu. Elle la regarda s'agiter fiévreusement sous son drap, puis Marie ouvrit les yeux et sourit au visage familier, cependant que Zoya s'efforçait vaillamment de retenir ses larmes. »

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